RCA : plusieurs accords d’infrastructures signés en marge du Caucus africain  

La République Centrafricaine accueille, pour la première fois de son histoire, la réunion annuelle du Caucus africain, une organisation qui regroupe les gouverneurs africains auprès du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale (BM).

L’édition 2025 du Caucus Africain se tient du 30 juillet au 2 août à Bangui, en République Centrafricaine (RCA). C’est une grande première pour l’Afrique centrale notamment les sous-régions CEMAC et CEEAC, depuis la création de l’initiative. Ce succès diplomatique et logistique est à mettre au crédit du ministre centrafricain des Finances, Hervé Ndoba, qui a œuvré pour que la capitale centrafricaine soit désignée comme ville hôte.

Ouvert mercredi dernier, l’événement mobilise plus de 400 participants, membres des institutions de Bretton Woods dont des acteurs des secteurs public et privé. En marge de cet événement, quatre accords ont été signés entre les autorités centrafricaines et les principaux partenaires – entre autres, la construction de logements sociaux, le renforcement des capacités énergétiques et le soutien aux petites et moyennes entreprises.

C’est l’un des grands rendez-vous annuels de l’économie africaine : Le Caucus africain des institutions de Bretton Woods qui s’est ouvert mercredi 30 juillet à Bangui est l’événement qui permet chaque année aux pays du continent de faire part des grandes directions qu’ils souhaitent voir prendre au sein du FMI et de la Banque Mondiale. Plusieurs accords ont été signés pour Bangui.

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A en croire Rfi, la première convention a été signée entre le ministère de l’Urbanisme et l’entreprise Shelter Afrique. Un accord de 28 millions de dollars pour la construction de logements sociaux. « Un premier projet de 300 logements sociaux dans notre pays, donc premier programme de ce genre pour faire un test. Et à partir du moment où ce test s’avérerait concluant, nous pourrions passer à l’échelle. Quand on parle de projet de logements sociaux, c’est-à-dire le bâtiment, c’est l’un des moteurs qui tire la croissance dans un pays. Ça va avoir un impact sur l’emploi, sur la consommation et sans oublier le capital humain », explique Hervé Ndoba, ministre centrafricain des Finances. 

La deuxième convention concerne le domaine énergétique. Depuis l’indépendance de la République Centrafricaine en 1960, la production de l’électricité a longtemps été insuffisante, reposant essentiellement sur les centrales hydroélectriques de Boali 1, 2 et 3. Cet accord de 30 millions de dollars va permettre à l’usine de Boali 3 de monter en capacité.

« Il nous permettra de finaliser le projet de Boali 3 qui n’a que trop duré et qui a connu les affres des crises militaro-politique que nous avons connu dans notre pays, poursuit le ministre. Ce projet va générer entre 10 et 15 mégawatts. Autant d’énergie à injecter sur le réseau national d’électricité. C’est une avancée significative quand on sait qu’aujourd’hui, le besoin en énergie reste encore très important dans la ville de Bangui. »

Les deux derniers accords concernent le secteur privé, notamment les petites et moyennes entreprises (PME). En Centrafrique, ces PME représentent 80 % de la création d’emplois selon le gouvernement. La mise en œuvre de cet accord, permettra de soutenir les acteurs de ce secteur.

En somme, le Caucus Africain constitue un forum stratégique pour renforcer la coopération économique entre les pays africains et influencer les discussions mondiales sur le commerce, la croissance et le développement durable du continent.

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