CEEAC : le burundais Ezéchiel Nibigira nouveau président de la Commission

L’ambassadeur Ezéchiel Nibigira a été désigné nouveau président de la Commission de la CEEAC pour un mandat de cinq ans renouvelable, à l’issue de la 7e session extraordinaire des chefs d’État de l’organisation tenue à Malabo, en Guinée équatoriale. Ancien ministre des Affaires étrangères du Burundi et ex-ambassadeur au Kenya, Nibigira succède à l’Angolais Gilberto Da Piedade Verissimo.

La commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale a un nouveau président. Réunis ce dimanche 7 septembre à Sipopo, en Guinée équatoriale, les chefs d’États de la CEEAC ont porté à ce poste l’ambassadeur burundais et ex-chef de la diplomatie de son pays, Ézéchiel Nibigira. Il dirigera l’exécutif de l’organisation pendant les cinq prochaines années. Il succède à l’Angolais Gilberto Verissimo, dont la gestion a été très décriée.

Une lourde tâche en perspective

Selon Rfi, les chefs d’État lui ont immédiatement fait prêter serment. Mais sa mission s’annonce lourde. Il devra restaurer la crédibilité d’une Commission critiquée notamment pour sa gestion, poursuivre le processus de réforme institutionnelle lancé en 2015 et, surtout, suivre de près la situation sécuritaire dans la région, en particulier l’est de la République démocratique du Congo. 

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Une tâche délicate, alors que son pays, le Burundi, allié de la RDC, entretient des relations tendues avec le Rwanda. Kigali a d’ailleurs quitté la CEEAC en accusant l’organisation d’être alignée sur Kinshasa. Au cours du sommet de ce 7 septembre, les dirigeants ont reçu un rapport sécuritaire et humanitaire sur la crise dans l’est de la RDC où plusieurs territoires restent occupés par un groupe armé soutenu, disent-ils, de l’extérieur.

S’agissant de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC), la Conférence a appelé à la « mise en oeuvre immédiate de la résolution 2 773 du Conseil de sécurité des Nations unies, socle de la paix dans la région« . Tout en saluant les efforts conjoints des processus de Lomé, Doha et Washington pour restaurer la stabilité. De même, elle a pris note des candidatures du Congo et de l’Égypte au poste de directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Non sans encourager ces deux pays à parvenir si possible « à un accord afin que l’Afrique puisse s’exprimer d’une seule et même voix« .

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