L’armée centrafricaine en proie à des vives tensions à la frontière avec le Soudan

Le ministère de la Défense nationale a rapporté dans un communiqué publié le 27 septembre, des accrochages entre une de ses unités de patrouille et des assaillants venus du Soudan près d’Amdafock dans la préfecture de la Vakaga.

Le ministère de la Défense nationale avait publié un communiqué le 27 septembre 2025, rapportant des accrochages entre une unité de patrouille des Forces armées centrafricaines (FACA) et des assaillants venus du Soudan, près d’Amdafock. Le ministère affirmait avoir mis les assaillants en déroute et que le calme était revenu, qualifiant les informations persistantes d’affrontements de simples « rumeurs alarmistes ».
Dans les faits, selon la Minusca entre le 17 et le 22 septembre, des affrontements ont éclaté dans la localité centrafricaine d’Am Dafok, une zone frontalière du nord-est du pays avec le Soudan, où la guerre civile fait rage depuis avril 2023. « Plusieurs villages de la zone ont été attaqués, avec des menaces directes contre les civils et des destructions de biens, dont l’incendie d’au moins une maison qui a coûté la vie à une personne âgée », a précisé jeudi le bureau des affaires humanitaires de l’ONU.

Au total, trois civils ont été tués et deux autres blessés, selon le bureau, qui s’inquiète de la situation « volatile » dans cette région isolée. Les violences ont provoqué le déplacement massif d’environ 5.000 personnes, en majorité des femmes, enfants et personnes âgées. Ces derniers ont cherché refuge à proximité de la base locale de la Minusca , la mission de maintien de la paix de l’ONU en RCA.

La Minusca a été déployée dans le pays après la prise de pouvoir par la force, en mars 2013, de la Séléka, une coalition à majorité musulmane qui s’était emparée de la capitale, Bangui. Les exactions commises par la Séléka, officiellement dissoute la même année, ont entraîné la formation du mouvement anti-Balaka, une milice à dominante chrétienne qui a alors pris pour cibles les civils musulmans du pays, accusés de collusion avec l’ennemi.

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