Pourquoi le gouvernement centrafricain et le PAM signent un mémorandum d’entente

Le ministre centrafricain Richard Filakota et le représentant du PAM Rasmus Egendal ont paraphé lundi dernier un accord visant à transformer l’action humanitaire en levier de développement durable, dans la perspective de la mise en œuvre du Plan national de développement (PND-RCA).

Pour Stanlake Samkange, directeur des partenariats multilatéraux et avec les pays partenaires, la signature de ce mémorandum témoigne de la vision partagée entre le gouvernement et le PAM pour accompagner la renaissance nationale et soutenir la transformation économique de la Centrafrique.

À cette occasion, il a rappelé les priorités du PAM: « Nous appuierons le gouvernement dans la mise à l’échelle d’investissements dans les systèmes alimentaires et de protection sociale, notamment les cantines scolaires à base de produits locaux, afin de lier la production locale à des opportunités économiques pour la nutrition et l’éducation. Nous renforcerons également le capital humain à travers des programmes éducatifs intégrés pour la sécurité alimentaire et la nutrition. Cela favorisera une croissance durable et contribuera à une stabilité à long terme. Nous maintiendrons notre assistance humanitaire pour protéger les plus vulnérables, tout en poursuivant nos efforts parallèles dans la résilience et le développement. »

L’ambition de cet accord est d’aller plus loin dans la collaboration. Richard Filakota, ministre du Plan, a déclaré : « Ce mémorandum va nous permettre de nous asseoir, de mettre en place un plan de travail et un chronogramme de nos activités. C’est ainsi que nous pourrons aider la population centrafricaine, en gérant l’urgence humanitaire tout en allant au-delà, afin que dans la dynamique du retour à la stabilité, nos populations puissent retrouver la sécurité alimentaire, l’autosuffisance financière et leur propre développement. »

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Le PAM, présent en Centrafrique depuis plusieurs décennies, intervient principalement dans les domaines de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’assistance aux ménages vulnérables, les cantines scolaires et le renforcement de la résilience communautaire.

À travers son soutien aux cantines scolaires, l’organisation contribue à l’amélioration de la scolarisation dans les zones à faible taux d’inscription et à la rétention des élèves dans les écoles primaires.

Cette signature intervient à l’approche des échéances électorales en République centrafricaine, dans un contexte où les autorités poursuivent le renforcement de leurs partenariats avec les institutions internationales.

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