
À Obo, les autorités locales renforcent les initiatives de paix à travers une campagne de sensibilisation dédiée à la médiation communautaire. L’objectif est d’encourager les combattants des milices AKG ainsi que les détenteurs illégaux d’armes à rejoindre les programmes de désarmement et de réinsertion soutenus par l’État centrafricain et la MINUSCA.
Dans la préfecture du Haut-Mbomou, les efforts pour restaurer durablement la sécurité se poursuivent. À Obo, plusieurs membres du Comité de mise en œuvre préfectorale (CMOP), des responsables administratifs, des chefs locaux et des leaders communautaires ont récemment pris part à une session de formation consacrée aux techniques de médiation et de dialogue social.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme national de Désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR), associé aux actions de Réduction des violences communautaires (CVR). À travers cette démarche, les autorités souhaitent renforcer les capacités des acteurs locaux afin qu’ils puissent jouer un rôle actif dans la prévention des conflits et le rapprochement avec les groupes armés encore présents dans la région.
L’un des principaux objectifs de cette campagne est de convaincre les éléments des milices AKG et les civils détenant illégalement des armes de les remettre volontairement aux autorités. En échange, ces derniers pourraient bénéficier des mécanismes de réintégration prévus par les programmes gouvernementaux et les partenaires internationaux, notamment sous forme d’accompagnement social, de formation professionnelle ou d’activités génératrices de revenus.
Selon les organisateurs, la médiation communautaire représente aujourd’hui un outil essentiel pour favoriser le retour de la confiance dans des zones longtemps marquées par l’insécurité. Les leaders religieux, chefs traditionnels et représentants locaux sont ainsi appelés à servir d’intermédiaires entre les communautés et les groupes armés afin de promouvoir le dialogue plutôt que la confrontation.
Le bureau terrain de la MINUSCA à Obo a apporté un appui technique à cette activité, en collaboration avec les autorités préfectorales. La mission onusienne continue d’accompagner les initiatives locales destinées à stabiliser cette partie du sud-est centrafricain, régulièrement confrontée aux tensions sécuritaires et aux violences armées.
Pour les autorités locales, le succès du désarmement dépend largement de l’implication des communautés elles-mêmes. En renforçant les mécanismes de médiation et de sensibilisation, elles espèrent réduire progressivement la circulation des armes et créer les conditions d’un retour durable à la paix dans la région d’Obo.