
Depuis plus d’un siècle, la Journée internationale de la femme est célébrée le 8 mars dans le monde entier. Il s’agit d’une journée mondiale qui reconnaît et célèbre les réalisations des femmes tout en sensibilisant à l’inégalité et à la discrimination entre les sexes.
Mais pourquoi cette journée est-elle importante ?
La date du 8 mars a été choisie après que les femmes russes eurent réclamé « du pain et la paix » lors d’une grève en temps de guerre en 1917. Quatre jours après le début de la grève, le tsar a été contraint d’abdiquer et le gouvernement provisoire a accordé le droit de vote aux femmes. Selon le calendrier julien alors en vigueur en Russie, la grève des femmes a débuté le 23 février. Dans le calendrier grégorien utilisé dans le reste du monde, cette date est le 8 mars.
La Journée internationale de la femme est un jour férié dans de nombreux pays. En RCA notamment, des milliers d’événements ont été organisés à travers le pays, notamment des marches, des conférences, des concerts, des expositions et des débats.
Lors des débats, les participants, il a été beaucoup question de l’autonomisation de la femme centrafricaine et de l’entrepreneuriat féminin. De l’avis d’un observateur de la vie sociale, cité par ndjonisango, la journée internationale des droits des femmes n’est pas synonyme de fête.
« La femme est le levier de tout développement dans une société donnée. La femme est la garante d’une nation, d’une famille, d’un foyer. II faut convoquer toutes les femmes à s’asseoir autour d’une table, à discuter, à réfléchir pour le développement du pays tout en soulevant des interrogations sur ce constitue un obstacle au développement. Que faire pour aller vers le développement concrètement? Ce n’est plus question d’une fête. La fête au contraire, c’est la fête des Mères, mais aujourd’hui c’est la journée internationale de la femme. C’est une réflexion, des ateliers, des conférences, c’est des savoirs acquis en ce moment-là et c’est la transmission des savoirs dans le contexte de l’autonomisation de la femme en République Centrafricaine », a-t-il expliqué.
II rappelle par ailleurs que c’est un moment de rappeler la conscience de la femme Centrafricaine à prendre de bonnes décisions comme observée dans autres pays africains au lieu de s’abstraire dans l’ivrognerie et le désordre.