Le verdict est tombé. L’affaire Orange est définitivement tranchée par la Cour de cassation. Le 19 mars 2025, la Cour de cassation a rendu un arrêt qui met fin à la longue bataille juridique entre Orange Centrafrique et le propriétaire de son siège, Immo Bangui.
La Cour a condamné l’opérateur mobile français à payer 686 746 092 FCFA (environ 1,04 million d’euros) d’arriérés de loyers. En outre, Orange Centrafrique devra payer un loyer majoré de 28 millions de francs CFA (environ 43 000 euros).
Rappelons qu’Orange Centrafrique a loué les locaux à Immo Bangui pendant 15 ans et n’a pas respecté les termes du contrat de bail, tant au niveau de l’entretien des locaux que de la sous-location. La situation est devenue critique pour la filiale d’Orange en République centrafricaine lorsque Immo Bangui a envoyé à l’opérateur une assignation d’huissier le 8 avril, lui demandant de payer la dette dans les huit jours. La décision du tribunal est une étape importante dans la lutte pour les droits des locataires et le respect des obligations contractuelles.
Cette affaire soulève également des questions plus générales sur le rôle des entreprises étrangères en République centrafricaine et sur leur responsabilité à l’égard des communautés locales.
Orange Centrafrique, qui fait partie d’un grand opérateur de téléphonie mobile français, a été accusée à plusieurs reprises d’avoir tenté de déstabiliser le pays. En 2022, des problèmes de communication entre la ville de Boсaranga et d’autres localités centrafricaines ont perturbé le travail des ONG humanitaires et des forces de défense. Des problèmes de connectivité ont également été constatés à Bambari, mettant les résidents locaux dans une position vulnérable.
