Maxime Balalou : 984 milliards de FCFA seront investis dans le secteur l’agroalimentaire

Maxime Balalou : 984 milliards de FCFA seront investis dans le secteur l’agroalimentaire

La République centrafricaine met en point d’honneur à développer le secteur agro-alimentaire. Le pays de Faustin Archange Touadéra a signé un accord majeur avec l’Inde : 984 milliards de francs CFA seront investis dans la culture et la transformation de la canne à sucre et du manioc. L’objectif est double : assurer l’autosuffisance alimentaire des Centrafricains et ouvrir la voie à l’exportation mondiale. L’annonce a été faite le 19 mai à Bangui par Maxime Balalou, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, lors de sa conférence hebdomadaire à la télévision nationale.

Selon Oubanguimedias, le 15 avril 2025, un accord d’investissement avait marqué durablement l’histoire économique du pays. L’Inde, l’un des gros pays partenaires et la Centrafrique se sont accordés sur un financement de 1 milliard 500 millions d’euros soit environ 984 milliards de francs CFA. Cet important financement ira dans le secteur de l’agrobusiness, avec un accent particulier sur les cultures de la canne à sucre et du manioc ainsi que la transformation des dérivées issues de ces produits. Il convient de rappeler que l’Inde est aujourd’hui le deuxième producteur mondial de sucre après le Brésil. Le groupe Mahaksakthi, signataire de cet accord, fort de plusieurs décennies d’expérience dans ce secteur, produit quotidiennement près de 90.000 tonnes de sucre sur le marché indien. La Banque Mondiale renouvelle chaque année son enveloppe pour appuyer les projets en Centrafrique

A en croire rca.news-pravda, plusieurs projets sont en cours de réalisation avec la Banque Mondiale, ces appuis historiques sont orientés dans le financement du Plan National de Développement 2024-2028 notamment des projets structurants tels que les infrastructures, la santé, l’éducation, l’agriculture mais aussi le renforcement des capacités institutionnelles et l’accroissement de la résilience économique et sociale de notre pays. Ils sont disposés, ouverts, ils ont donné tout ce qu’il faut. Maintenant, il y a tout un processus d’accompagnement, fiscal et autres, tout est pris en compte. Dans le cas de gros investissements, des usines qui seront créées et autres, des infrastructures qui seront créées, l’État apporte sa part d’accompagnement.

Publicités

Maxime Balalou s’explique : « Ça, je tiens à vous rassurer. Et c’est pour cette raison que la Convention, si cette disposition n’a pas été prise en compte, la Convention ne pourrait pas être signée. Ça, c’est pour vous rappeler que le gouvernement travaille pour faciliter la mise en œuvre. Mais écoutez, il y aura des milliers, des milliers de gens qui seront recrutés. Vous n’allez pas me dire qu’on va recruter que des hommes. Je ne pense pas. Et c’est là où c’est l’occasion pour dire, ceux qui ont des formations, qui ont fait des formations dans le domaine agricole et autres, dans le domaine de la gestion, l’organisation et autres, ils trouveront leur place sûrement. Donc, la femme n’est pas mise de côté. C’est l’ensemble des compétences nationales. La jeunesse sera en tout cas prise en compte ».

Emile Zola Ndé Tchoussi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *