Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) appuie le gouvernement centrafricain dans la mise en place d’un mécanisme de Paiements pour Services Environnementaux (PSE). À cet effet, un atelier de consultation nationale a été organisé hier afin d’identifier les besoins liés à l’élaboration de cet outil stratégique. Ce mécanisme vise à compenser ou à verser des fonds à des individus, des communautés ou des entreprises qui fournissent ou préservent des services liés à la biodiversité.
Selon le site d’information Oubanguimedias, l’atelier a réuni une vingtaine de participants issus des institutions publiques, de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers. Il visait à présenter le fonctionnement et les principes du mécanisme des Paiements pour Services Écosystémiques (PSE), à identifier les besoins, contraintes et opportunités pour son déploiement en République centrafricaine, et à explorer les perspectives de coopération Sud-Sud, notamment à travers des échanges d’expertise et des formations.
Les PSE constituent un mécanisme innovant, promu notamment par l’Initiative pour la Forêt d’Afrique Centrale (CAFI). Ce mécanisme prévoit une rémunération directe des communautés locales qui adoptent des pratiques agricoles et forestières durables telles que la reforestation, l’agroforesterie ou la gestion raisonnée des ressources naturelles. En récompensant des actions concrètes et mesurables de préservation des écosystèmes, les PSE offrent une alternative crédible aux pratiques traditionnelles contribuant à la déforestation, tout en générant des bénéfices réels pour les populations.
Réellement, il s’agit de valoriser les services rendus par les écosystèmes, comme la protection des sols et de l’eau, la séquestration du carbone (contribution à la lutte contre le changement climatique), la préservation de la biodiversité, la pollinisation, ou encore la prévention des risques naturels tels que les inondations et les glissements de terrain.
Le mécanisme fonctionne par l’identification d’un service environnemental important, la reconnaissance du rôle d’un acteur par exemple un agriculteur ou un village forestier dans la préservation de ce service, et la conclusion d’un contrat ou accord avec un organisme acceptant de rémunérer les efforts déployés pour maintenir ou améliorer ce service. Le paiement est conditionnel, fondé sur la réalisation de pratiques spécifiques ou de résultats mesurables. Pour le PNUD, son soutien à cette initiative s’inscrit dans le cadre de sa politique et de son engagement en faveur de la préservation des forêts et du développement durable.
Emile Zola Ndé Tchoussi