Alimentation : la FAO  et la BAD viennent en aide aux agriculteurs de Mabo

Pour le compte du Projet d’Appui à la Résilience et à la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans les Préfectures de la Kémo et de la Ouaka 2024-2025 (PARSANKO), une foire aux semences s’est tenue à Mabo sur la route de Sibut. Cet événement a bénéficié de l’appui financier de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de l’appui technique de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), en collaboration avec l’ONG Welt Hunger Hilfe (WHH).

Les semences distribuées lors de cette foire comprenaient principalement du maïs, de l’arachide et du sésame. Chaque bénéficiaire a reçu 18 kg de maïs, 14 kg d’arachide et 2 kg de sésame. Au total, 400 bénéficiaires issus de sept villages — Féré 1, 2 et 3 ; Yamodo 1, 2 et 3 ; et Mabo ont été pris en charge.

En effet, la FAO joue un rôle de chef de file dans la promotion de la conservation et de l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, grâce à ses activités d’assistance aux politiques, d’appui technique et de sensibilisation.

Pris dans son sens le plus large, ce rôle englobe toute la gamme de mesures destinées à assurer la conservation, la diversification, l’adaptation, l’amélioration des semences, ainsi que leur livraison aux agriculteurs par les systèmes semenciers.

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Selon oubanguimedias, Simon Ndagbama, Chef d’Antenne du projet PARSANKO dans la préfecture de la Kémo, a souligné l’importance de cette initiative : « la foire que nous organisons aujourd’hui précisément ici à Mabo fait partie des activités phare du projet. La sécurité alimentaire fait partie des volets importants de ce projet donc à travers ce volet, nous avons organisé les foires dans la Kemo sur les quinze sites. Nous avons beaucoup de partenaires, même la FAO qui est l’un des premiers partenaires de ce projet. Et donc nous avons signé une convention avec la FAO. Donc vous allez trouver que dans chaque antenne du PARSANKO, il y a l’assistance de la FAO. Toutes les activités que nous menons, nous menons ensemble avec la FAO. Même l’identification des bénéficiaires aujourd’hui, c’est avec l’appui de la FAO », a-t-il expliqué.

En outre, il a souligné les problèmes récurrents auxquels le projet fait face : « Les activités humaines ne manquent jamais de difficultés. Nous avons beaucoup de difficultés, si nous prenons par exemple le cas de l’organisation de la foire, on devait organiser cette foire depuis hier mais, on s’est buté à la dernière difficulté de production. Parce que vous savez Mabo c’est sur le grand axe et y a beaucoup de preneurs qui viennent ici. Les fournisseurs qui étaient ciblés avant ont leurs semences mais y en a un qui a désisté et du coup on a reporté aujourd’hui. Hélas pour résoudre ce problème, on a fait appel à d’autres fournisseurs », a souligné Simon Ndagbama, Chef d’Antenne du projet PARSANKO de la préfecture de la Kemo.

Jean Claude Komia-Sambia, honorable depuis de Ndjoukou de passage a salué cette initiative : « C’est vraiment une initiative à apprécier parce que notre population aujourd’hui est confronté à ce problème de famine et selon les plaintes que nous avons reçu, cette population ne dispose pas des semences appropriées pour pouvoir planter et attendre le moment venu pour moissonner. Nous qui sommes les représentants de la population, c’est généralement cette plainte que nous recevons. Si aujourd’hui vous vous faites ce devoir d’être plus proche de la population en écoutant cette plainte là pour pouvoir subvenir aux besoins de la population à travers ces semences, nous pensons que c’est une bonne chose. Le mot que j’aie à porter à l’endroit des bénéficiaires, c’est de ne pas utiliser autrement ce qui leur a été donné parce que généralement lorsqu’on donne les choses comme ça. Par cet esprit d’aller revendre, c’est ça que nous déplorons », a-t-il fait mention.

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