Armel Sayo : portrait de l’ancien ministre devenu chef rebelle qui encourt la prison à vie

A la suite de longues négociations entre le Cameroun et la Republique Centrafricaine, Armel Sayo a été extradé vers Bangui ce 5 mai 2025. Plus de quatre mois après qu’il avait été arrêté par les Services secrets  camerounais,  lors d’un contrôle de routine,  alors qu’il s’apprêtait à quitter l’aéroport de Douala (le 17 janvier) pour rejoindre la France. Ancien membre de gouvernement et candidat déçu à l’élection présidentielle devenu chef rebelle, Sayo risque gros en vue de son procès très attendu.

Armel Sayo est une figure de premier plan dans les dynamiques sécuritaires de la RCA. Rangé du côté de l’ennemi depuis plus d’un an, il est logique que le régime de Bangui qui avait lancé un mandat d’arrêt international contre ce chef de guerre de 46 ans, fît de sa mise aux arrêts une urgence absolue.

Officiellement les charges retenues contre l’ancien homme lige d’Ange-Félix Patassé (les deux hommes partagent des liens familiaux) n’ont pas été communiquées. Mais il est un secret de polichinelle qu’Armel Sayo nourrissait l’ambition de renverser le président Faustin Archange Touadéra. Bangui l’accuse d’être à l’origine de plusieurs exactions visant à déstabiliser le pays à travers des groupes rebelles à sa solde connue notamment la « Coalition militaire pour le salut du peuple et de redressement (CMSRP) ».

Son sort est très attendu au pays. L’homme politique est aussi clivant qu’insaisissable. Des proches et membres de sa famille sont en détention depuis le début de cette année. Sayo de son côté risque la prison à vie si les charges présumées sont confirmées.  

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Homme politique centrafricain, l’ancien gendarme de première classe est avant tout un militaire dans l’âme. Chef de la sécurité de l’ex-président  centrafricain A-FP, Mingatoloum Sayo a également dirigé l’Union des forces armées centrafricaines pour la restauration de la démocratie (UFACARD) et l’une de ses ramifications à savoir le Comité national pour la restauration de la démocratie en RCA (CNRD).

Armel Sayo est aussi (un homme de foi )puisqu’il a été consacré Pasteur d’une église de réveil à Bangui.

Dans sa carrière politique, il occupé les fonctions de Ministre de la Jeunesse et des Sports en 2014(2015, puis Ministre haut-commissaire auprès de la Présidence de la Republique chargé de la formation et la réinsertion des jeunes vulnérable puis Ministre des Réformes de l’Etat en 2019. C’était avant d’être démis de ses fonctions en 2021 après qu’il a été établit la proximité du patron du CMSPR  avec des groupes rebelles.

Hamiss Mba Amadou

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