L’agriculture en RCA est en plein essor. La société indienne Mahasakthi Group a annoncé un investissement de près de 800 milliards de francs CFA dans le secteur agro-industriel en République centrafricaine. Le projet, officialisé par une convention signée le 15 avril entre l’entreprise et le gouvernement, prévoit la culture de plus de 30 000 hectares de manioc et de canne à sucre.
Le climat des affaires en RCA fait connaître en embellissement. Dans les détails, 175 millions d’euros (environ 100 milliards FCFA) seront investis pour la culture et la transformation du manioc, et 1 milliard d’euros (plus de 655 milliards FCFA) pour la canne à sucre. « Ce projet créera 5 000 emplois directs et profitera indirectement à près de 20 000 personnes, avec des formations aux nouvelles technologies agricoles », a indiqué T. Rajkumar, président de Mahasakthi Group.
A en croire radiondekeluka.org, au total, plus de 15 000 emplois directs et 75 000 emplois indirects sont attendus. Les cultures de manioc seront implantées dans les préfectures de la Ouaka et de la Lobaye, tandis que celles de canne à sucre se développeront dans l’Ouham et l’Ouham-Fafa.
Selon Sika Finance, ce partenariat a été facilité par Afriland First Group, basé au Togo, et par la Société Centrafricaine d’investissement Stratégique Group (SCISG), basé à Bangui, apprend-on. L’homme d’affaires camerounais Paul Kamogne Fokam, PCA d’Afriland First Group a fait le déplacement de Bangui pour la circonstance. Selon les informations communiquées, les études techniques pour identifier les sites de production sont en cours, et les superficies exploitées seront déterminées dans les prochaines semaines.
Pour le gouvernement, les retombées sont majeures car il y voit aussi un levier pour le désenclavement et la décentralisation économique. « Ce projet touche au cœur de l’économie. L’agriculture emploie plus de 75 % de la population active, surtout les jeunes et les femmes », a déclaré le ministre du Plan et de l’Économie, Richard Filakota.
Ce projet d’envergure se présente comme le plus important investissement étranger jamais réalisé dans le secteur agricole du pays, soit « l’équivalent de près du double du budget annuel de l’Etat centrafricain », a ajouté Richard Filakota.
Le projet débutera en juillet 2025 par une étude de faisabilité. Le gouvernement entend améliorer le climat des affaires afin d’attirer d’autres investisseurs.
