La Centrafrique mise sur l’expertise russe pour améliorer ses ressources énergétiques

Alors qu’il doit croiser le fer avec le jeune Ada Fass le 19 avril 2026 à l’Arène nationale de Dakar, le lutteur sénégalais Eumeu Sène,  l’ancien roi des arènes a ouvert la porte à une perspective qui pourrait enflammer les amateurs de lutte : un troisième duel face à son rival historique Balla Gaye 2.

Arrivé à Moscou le 4 mars pour une visite de travail, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a rencontré Vladimir Poutine au Kremlin, le lendemain. Il a demandé l’appui de la Russie pour faire face aux « graves problèmes énergétiques » de son pays. « La Centrafrique est confrontée à un défi majeur dans le domaine de l’énergie, et la Russie dispose d’une grande expertise dans ce secteur », a-t-il souligné.

À ce stade, aucune indication précise n’a été donnée sur la nature de la coopération envisagée par Bangui dans le secteur de l’énergie. Cette demande intervient dans un contexte où moins de 20% des quelque 5,6 millions d’habitants de la République centrafricaine disposent d’un accès à l’électricité.

La République centrafricaine fait partie des pays africains où l’accès à l’électricité reste limité et dépend principalement de capacités hydroélectriques modestes et de groupes électrogènes fonctionnant au carburant. L’essentiel de l’approvisionnement se concentre à Bangui et dans quelques centres urbains, tandis que les zones rurales restent très peu desservies.

Publicités

Les autorités visent un taux d’accès de 50% à l’horizon 2030, en misant notamment sur une politique de déploiement de mini-réseaux solaires, le renforcement des infrastructures électriques et des projets d’énergies renouvelables. Des projets soutenus par la Banque mondiale ont également contribué au développement du secteur ces dernières années, comme la mise en activité en 2023 de la centrale solaire de Danzi (25 MW).

Une coopération russo-centrafricaine en expansion

Depuis 2018, la Russie s’est imposée comme l’un des principaux partenaires de la République centrafricaine, en particulier dans le domaine sécuritaire. Lors de la rencontre, le président Faustin-Archange Touadéra a salué le rôle de la Russie dans la stabilisation du pays, ainsi que son appui à l’organisation de l’élection présidentielle de décembre dernier, à l’issue de laquelle il a été réélu pour un nouveau mandat de sept ans.

Selon lui, la présence des forces russes a contribué à sécuriser le scrutin. Il a également remercié Moscou pour les récentes livraisons d’aide, comprenant des cargaisons de céréales et environ 30 000 tonnes de carburant.

Le président russe Vladimir Poutine a également annoncé la création prochaine d’une commission intergouvernementale destinée à renforcer les échanges commerciaux et la coopération économique entre les deux pays, avec un accent particulier sur l’énergie, l’agriculture et les infrastructures. Il a également confirmé la poursuite du soutien russe à la formation des forces de défense et de sécurité centrafricaines.

Source : latribune.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *