L’Etat centrafricain accroît la pression sur Tamoil RCA

Le ministre de l’énergie menace de saisir les treize stations-service de TransAfrica Market Oil (Tamoil RCA) dans le pays. Une opération justifiée par l’État en raison d’arriérés fiscaux estimés à plus de 4 milliards de francs CFA (6 millions d’euros).

En plus des arriérés fiscaux, l’Etat centrafricain critique également le contrat de monopole d’importation passé par le gouvernement avec la compagnie camerounaise Neptune Oil, dénonce les mensonges de cette entreprise sur le prix des carburants et épingle le travail du comité en charge de la lutte contre la contrebande.

Le 5 juin 2024, l’on avait observé une pénurie artificielle sur le marché de la distribution des produits pétroliers.  Ce qui a poussé les autorités a réquisitionné 6 des 11 stations-service de l’entreprise française TransAfrica Market Oil (Tamoil), repreneur des activités de total en Centrafrique.

Aux critiques sur la convention d’exclusivité d’importation passée avec Neptune que le GTSC juge illégale en vertu de la loi de 2007 qui prévoit la libéralisation du marché, le ministre des Hydrocarbures répond que cette loi « stipule qu’il faut lancer un appel d’offres. Or, depuis qu’elle a été promulguée, le comité qui devrait s’en occuper n’a pas été mis en place. De ce fait, nous sommes passés par la voie directe, c’est une procédure légale qui existe, se défend-t-il.

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Neptune maîtrise le circuit d’importation des produits pétroliers et prend sur elle l’ensemble des risques. La pénurie est donc définitivement réglée, la distribution de produits pétroliers dans la ville de Bangui est fluide et la quantité de produits mise en consommation augmente sans cesse. Nous sommes en train d’aller en province pour distribuer les produits pétroliers, ce qui n’a pas été fait depuis plus de 10 ans », enchaîne ensuite celui-ci.

centrafriqueinfos a appris que dans le cadre de l’exécution de son contrat en RCA, Neptune Oil a pour principal partenaire Tamoil. Et sur la base des clauses contractuelles apprend-on, le marketeur français doit payer cash les livraisons des produits pétroliers. « Mais curieusement, au lieu d’honorer son contrat en payant ses commandes auprès de Neptune Oil, Tamoil a plutôt privilégié le paiement de ses autres créanciers. Ce qui a provoqué des conséquences immédiates graves.

En effet du fait du non-paiement de sa dette qui s’élève à environ 2 milliards de FCFA, l’on observe désormais une pénurie artificielle sur le marché de la distribution des produits pétroliers en RCA. Pourtant, Neptune Oil ne demande qu’à être payé pour remplir son cahier de charges normalement » souligne une source au sein de Neptune Oil.

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