
La 10e édition des Journées de l’Observatoire en RCA fixe les enjeux de la société civile car elle se concentre sur les défis majeurs du pays, notamment la sécurité, la gouvernance, les droits humains, le développement socio-économique et la nécessité de renforcer le rôle des OSC face à une situation complexe et instable, visant à proposer des solutions concrètes pour le bien-être des Centrafricains, souligne Oubanguimedias.com.
Les Journées de l’Observatoire, célébrées le 6 février dernier, ont été conçues comme un espace de dialogue régulier permettant à la société civile centrafricaine de produire une lecture collective, pluraliste et territorialisée des enjeux politiques, sociaux et économiques de l’année 2026, dans un contexte postélectoral, afin d’éclairer le débat public.
Selon Joseph Bindoumi, « il y a quand même de l’espoir après le processus électoral qui a conduit aux élections présidentielles du 28 décembre. Beaucoup de personnes pensaient qu’en République centrafricaine, après les élections, les choses allaient changer. Cependant, de nos jours, on compte toujours des personnes déplacées dans certaines villes du pays, et les groupes armés continuent de semer la terreur dans les provinces ».
De son côté, M. Deo, responsable à l’OCDH, affirme que « la société civile a quand même fait ses preuves depuis plusieurs années en dénonçant les violations des droits de l’homme, en organisant des descentes sur le terrain et en menant des activités de monitoring ». Il ajoute que les actions de la société civile consistent également à faire du plaidoyer auprès du gouvernement afin d’apporter des solutions aux populations. Toutefois, il reconnaît que certains se réclament de la société civile seulement de nom, sans mener de véritables actions, et espère que la nouvelle année permettra à la société civile de mieux se concerter et de mener un travail en profondeur.
Pour sa part, Kessy Ekomo Soignet, PDG du cabinet PDW, déclare que « cette rencontre est un moment de dialogue et de construction ». Elle constate que les participants ont exprimé une certaine frustration, car l’année 2025 a été marquée par de nombreux défis. Cette frustration est notamment liée aux problèmes d’accès à l’eau potable, à l’électricité, à l’état du système de santé et de l’éducation, qui affectent directement le quotidien des Centrafricains.