
En Centrafrique, le chef de file de l’opposition, Anicet-Georges Dologuelé, a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de décembre 2025. Son parti, l’Union pour le renouveau centrafricain (Urca), l’a investi ce mercredi 8 octobre à l’issu d’un congrès extraordinaire à Bangui.
Il y a des signes qui ne trompent pas! Afin de pouvoir se présenter à l’élection présidentielle de 2025, Anicet-George Dologuélé a récemment renoncé à sa nationalité française, Par décret du 25 août 2025, il est libéré de son allégeance à l’égard de la France (J. O. du 27 août 2025, texte 74, article 2).
A deux jours de la clôture du dépôt des candidatures en vue de la présidentielle du 28 décembre, le chef de file de l’opposition, Anicet-Georges Dologuélé, a annoncé sa candidature. Le président de L’URCA n’a pas dit non à l’appel de ses militants. « La population veut que sa vie change, dit-il. C’est la responsabilité de l’homme politique de changer ça. Et par les résultats électoraux que j’ai fait lors des précédentes élections, je sais que je peux gagner les élections et changer ça. Je prends mes responsabilités parce que le parti en a décidé que je prenne mes responsabilités vis-à-vis de la nation. Donc je n’ai trahi personne. »
Conséquence rapide : le BRDC, qui a officialisé, hier, son boycott de la présidentielle, a décidé d’exclure le parti Urca de la coalition dès l’annonce de la candidature de son leader. Selon Yves Sanghamy, porte-parole de l’Urca, la position du parti relève de sa souveraineté : « À l’Urca nous avons des organes de décision. Il n’appartient pas au BRDC de décider si l’Urca va aux élections ou pas. »
« La loi sur les partis politiques dit ceci, poursuit le porte-parole : quand vous êtes un parti politique et que vous ne participez pas aux élections et que vous n’avez pas 5% des suffrages, on vous dissout. Au jour d’aujourd’hui, on se dit qu’on va tout faire pour que ce régime là puisse partir et pour qu’on puisse installer une Constitution qui ne soit pas mauvaise pour le peuple centrafricain. »
À ce jour, six candidats, dont le président Faustin-Archange Touadéra, ont déjà officiellement déposé leur dossier. La clôture des dépôts est prévue pour ce samedi 11 octobre.
” l’opposant Anicet Georges Dologuélé n’est plus considéré comme citoyen centrafricain ». C’est ce qu’indique une correspondance officielle des autorités datée du 9 octobre, soit un jour après son investiture par son parti, l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), comme candidat à la présidentielle prévue le 28 décembre 2025. La bataille juridique pour les investitures s’annonce rude.