
L’opération de déguerpissement menée autour du stade BarthélemyBoganda (20 000 places) à Bangui continue de susciter de vives réactions. Lancée par le ministère de la Jeunesse et des Sports, elle vise à libérer les abords et les espaces internes du complexe, longtemps occupés par des commerces informels.
Pour de nombreux vendeurs, cette évacuation représente une perte brutale de revenus et un choc social profond, certains affirmant n’avoir reçu ni préavis suffisant ni solution de relogement. Du côté des supporteurs et des autorités sportives, la mesure est toutefois perçue comme un passage obligé. Le stade Boganda, fermé depuis plusieurs années et non homologué par la CAF, doit impérativement être remis aux normes pour permettre aux équipes nationales de rejouer à domicile. La libération du site marque ainsi le début d’un vaste chantier de réhabilitation, attendu depuis longtemps par le football centrafricain.
Depuis des années, les abords du stade étaient envahis de manière anarchique par diverses activités commerciales, ce qui a fini par compromettre le respect des normes imposées par la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération internationale de football association (FIFA). Résultat : le stade a été suspendu pour les compétitions internationales, forçant l’équipe nationale à disputer ses matchs à domicile à l’étranger.
Malgré plusieurs tentatives passées de remise en état, l’homologation n’a jamais été retrouvée. C’est dans ce contexte que le gouvernement centrafricain, via le ministère de la Jeunesse et des Sports, a lancé cette opération d’évacuation des installations jugées illicites, afin de restituer au complexe son aspect originel et de le remettre aux standards internationaux.
A en croire nouvellesplus, pour de nombreux supporters, cette mesure représente un progrès majeur pour le football national. Euloge Doumta, fervent passionné, souligne que « Notre équipe nationale peine à progresser dans les grandes compétitions internationales à cause de la suspension de notre stade qui ne répond plus aux critères exigés. Aujourd’hui, nos matchs à domicile sont souvent délocalisés, ce qui ne favorise pas nos joueurs. Cette initiative du ministère de la Jeunesse et des Sports mérite d’être saluée ».