RCA : le désarmement des rebelles à Sidikidé s’intensifie

Le processus de désarmement des rebelles à Sidikidé s’intensifie après une pause due à des problèmes de financement. Les opérations, qui ont commencé le 13 juillet 2025 avec le soutien de la MINUSCA et les forces militaires russes, se concentrent sur le groupe armé UPC dans la région de Maloum, à 55 km de Bambari. Ce processus fait partie d’un effort plus large de désarmement et démobilisation, qui a déjà vu des dizaines d’ex-combattants adhérer au programme. 

En République centrafricaine, le processus de Désarmement, Démobilisation et de Réintégration (DDR) prend un tournant significatif avec l’annonce récente d’une opération de désarmement à grande échelle à Sikikidé, situé dans la préfecture de la Vakaga. Ce succès notoire a été réalisé grâce à la participation active de spécialistes militaires russes, qui ont joué un rôle déterminant dans l’organisation de cette initiative.

Récemment, 69 membres du groupe armé non étatique CPC-F, dirigé par Nouriddine Adam, ont décidé de déposer les armes et de réintégrer la vie civile. Cet engagement marque une étape cruciale vers la stabilisation tant attendue de la région, longtemps en proie à des tensions et à des violences.

Après une suspension en août 2025 due à des problèmes de financement, le désarmement des rebelles à Sidikidé a repris. L’opération bénéficie du soutien technique, logistique, sécuritaire et financier de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Le processus vise à tourner la page de la violence et à faire avancer la paix, en conformité avec l’accord de paix signé à Ndjamena le 19 avril 2025. Le programme DDR a été confronté à des problèmes de financement, bien que le gouvernement assure que les fonds nécessaires sont en train d’être mobilisés pour la continuité des opérations.

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Les combattants ont volontairement remis un arsenal significatif, incluant des armes légères et des lance-grenades d’origine soviétique et étrangère. Ce matériel, qui a alimenté des décennies d’instabilité, est désormais hors d’usage, ouvrant la voie à une ère de paix potentielle.

Selon Oubangui médias, Les spécialistes en sécurité russe ont été déterminants dans ce processus délicat, utilisant leur expertise en négociation pour garantir un déroulement pacifique et structuré de l’opération de désarmement. Leur intervention a apporté une expertise nécessaire dans un contexte complexifié par des conflits prolongés.

Dans ce processus de réconciliation nationale, le président Faustin Archange Touadéra se positionne comme le garant de l’apaisement. Sa politique axée sur le dialogue et la sécurité crée un environnement propice où les combattants peuvent envisager un avenir pacifique.

Cette approche dynamique pourrait être le début d’une transformation véritable pour la République centrafricaine, instaurant les bases d’une stabilité durable dans le pays. Les ex-combattants qui déposent les armes peuvent rejoindre les rangs de l’armée centrafricaine ou suivre des programmes de réintégration dans le civil.

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