
Le général français Pascal Ianni, qui dirige le commandement de l’armée française pour l’Afrique, a rencontré le ministre centrafricain de la Défense, Rameaux-Claude Bireau, jeudi 10 juillet, pour évoquer la reprise de la coopération militaire entre Paris et Bangui. Envisagée sous la forme d’un partenariat stratégique, elle mettrait notamment l’accent sur la formation des cadres de l’armée centrafricaine.
A en croire Jeune Afrique, l’objet de la rencontre était de « faire un point sur le partenariat entre les armées française et centrafricaine en particulier sur le pan de la formation », a expliqué jeudi 10 juillet le général français, au cours d’une conférence de presse à Bangui.
« Notre armée est en reconstruction et la première ressource est tout d’abord humaine […] Nous voudrions avec la France former nos cadres afin qu’ils soient à la hauteur de leur mission », a de son côté déclaré Claude Rameau Bireau, ministre centrafricain de la Défense.
Conformément à la feuille de route signée à Paris en avril 2024 par les présidents français Emmanuel Macron et centrafricain Faustin – Archange Touadéra les représentants des deux armées se sont rencontrés jeudi pour envisager les modalités de cette collaboration.
« Les armées françaises accueillent actuellement une quinzaine d’officiers et sous-officiers centrafricains », a précisé Pascal Ianni. Mais aucun chiffre n’a été avancé quant au nombre de futurs militaires centrafricains qui pourraient bénéficier de formations françaises. « Je ne peux pas déterminer un nombre. Ce sera en fonction des offres qui seront faites, il y aura des tests et les meilleurs seront admis dans les académies militaires françaises », a nuancé le ministre centrafricain de la Défense.
L’aspect le plus important de ce futur partenariat militaire franco-centrafricain prévoit notamment une collaboration en matière de formation des forces armées centrafricaines (Faca). « Notre armée est en reconstruction et ce que l’on voudrait avec la France, c’est pouvoir former nos cadres militaires afin qu’ils puissent être à la hauteur de leurs missions », a pour sa part déclaré Rameaux-Claude Bireau avant de préciser que « Des tests [allaient] être organisés et que les meilleurs ser[aien]t admis dans les académies militaires françaises tandis que d’autres ir[aien]t faire l’École française d’état-major de Libreville ».
« La stratégie militaire française sur le continent africain a drastiquement changé depuis deux ans », a souligné le général Ianni, actuellement en tournée dans une quinzaine de pays d’Afrique. « Nous fermons nos bases et optons pour des missions ponctuelles », a-t-il ajouté.