RCA-FMI : un nouveau prêt à hauteur de 33,4 milliards de Fcfa

Le pays de Faustin Archange Touadéra a obtenu un nouveau prêt du Fonds Monétaire International (FMI) d’un montant de 33,4 milliards de francs CFA. Ce prêt vise à soutenir les réformes économiques et financières en cours dans le pays. L’institution onusienne joue un rôle crucial dans la stabilité financière internationale. 

Les négociations pour ce nouveau prêt entre les autorités centrafricaines et le FMI ont été longues. Il aura fallu plusieurs mois d’âpres arrangements et pas moins de deux missions du Fonds monétaire international (FMI) depuis le début de l’année 2025 à Bangui, pour que le conseil d’administration de l’institution approuve un nouveau décaissement au profit de la République Centrafricaine. Ce 4 juin, cette instance a autorisé le déblocage de 58 millions de dollars, soit un peu plus de 33,4 milliards FCFA d’aide vers le pays, dans le cadre des 3e et 4e revues des accords au titre de la facilité élargie de crédit sur lesquels les deux partenaires étaient en discussions depuis septembre 2024. L’information a été donnée par le ministère centrafricain des Finances et du budget.

Ce décaissement annoncé, qui représente plus du double des 25 millions de dollars autorisés l’année dernière, porte à 124 millions de dollars (71,4 milliards FCFA) le total de l’enveloppe déjà versée par l’institution de Bretton Woods au pays de Faustin Archange Touadera sur les 197 millions (plus de 113 milliards FCFA) attendus dans le cadre du programme signé avec le gouvernement en avril 2023 à la faveur du retour du FMI en RCA. L’institution de Bretton Woods dit espérer que ces ressources additionnelles vont aider le pays à répondre à ses besoins en termes de balance de paiements et maintenir ses dépenses dans les services publics de base, notamment la santé et l’éducation.

Redressement du pays

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L’institution financière qui revoit à la hausse ses prévisions de croissance du PIB de la Centrafrique en 2025 (3% après 1,4% en 2024), avec une inflation qui devrait ralentir sur la deuxième partie de 2025 en rapport avec la légère baisse des prix des carburants à la pompe décidée par le gouvernement, dit espérer que ces ressources additionnelles vont aider le pays à répondre à ses besoins en termes de balance de paiements et maintenir ses dépenses dans les services publics de base, tels que la santé et l’éducation. Elle se montre globalement satisfaite des efforts de redressement du pays et salut les progrès réalisés par le gouvernement « dans la numérisation de l’administration fiscale ainsi que l’amélioration de l’unité de renseignement financier et de la Cour des comptes ».

En croire EcoMatin, les autorités centrafricaines ont en effet réalisé quelques avancées dans certains domaines où le FMI les presse depuis septembre 2024 d’opérer des réformes, notamment en matière de digitalisation des finances publiques, grâce en particulier à l’adoption du système intégré d’information financière à la direction générale du trésor et dans les ministères sectoriels, y compris pour les dépenses par procédures dérogatoires.

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