
La 3ᵉ édition du SANEF (Salon National de l’Entrepreneuriat Féminin), prévue du 9 au 16 mars 2026, s’annonce comme un rendez-vous majeur pour la promotion du leadership féminin et de l’innovation économique en République centrafricaine. Car cette année, l’événement met à l’honneur le Maroc, reconnu comme l’un des hubs économiques les plus dynamiques du continent africain, doté d’un écosystème entrepreneurial moderne et orienté vers le digital, l’industrialisation et l’économie verte.
Le Salon national de l’entrepreneuriat féminin se prépare à Bangui et vise à encourager les femmes de la Centrafrique à se positionner comme un élément fort de la chaîne économique du pays. Selon Hyppolite Jean Paul Ngaté, ministre des Petites et moyennes entreprises, le gouvernement cherche à élargir les opportunités économiques des femmes et des jeunes.
Il a souligné : « Cette 3e édition est comme les précédentes. Car elle est placée sous le très haut patronage du président de la République Chef de l’Etat. Ce patronage institutionnel traduit la volonté ferme de ses plus hautes autorités de l’Etat, de faire de l’autonomisation économique des femmes et des jeunes, un pilier stratégique du Plan National du Développement (PND). Le SANEF 2020-2026, est un événement majeur une véritable plate-forme stratégique d’échange, de partage d’expérience, de formation et de mis en relation en faveur des femmes.»

La participation marocaine ouvre des perspectives importantes pour la République centrafricaine, notamment dans le domaine de l’entrepreneuriat féminin. Le partage d’expériences, les modèles d’incubation d’entreprises ainsi que l’accès aux réseaux d’affaires africains et internationaux pourraient contribuer à renforcer les capacités des femmes entrepreneures centrafricaines et favoriser leur autonomisation économique.
Au-delà de l’entrepreneuriat, les opportunités concernent également l’innovation et les technologies dites « 4.0 ». Transformation digitale, e-commerce, fintech et agritech représentent autant de leviers susceptibles de moderniser l’économie centrafricaine et de stimuler la création d’emplois, en particulier pour les jeunes.
A en croire ndjonisango, le secteur agricole et l’agro-industrie constituent aussi un axe stratégique de coopération. Grâce à l’expertise marocaine dans la valorisation des chaînes de valeur et les pratiques durables, des partenariats techniques pourraient émerger pour améliorer la productivité et soutenir la sécurité alimentaire.
La formation et le transfert de compétences figurent également parmi les priorités attendues. Des programmes de formation professionnelle et d’accompagnement pourraient permettre de renforcer le capital humain centrafricain, en particulier chez les jeunes et les femmes, afin de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.
Enfin, le SANEF 2026 devrait faciliter les investissements et les partenariats B2B, en créant des passerelles entre entrepreneurs marocains et centrafricains autour de projets communs à forte valeur ajoutée. Pour les autorités centrafricains, le SANEF est également l’occasion de positionner la RCA comme un acteur clé de la zone de libre-échange continentale africaine ZELECAF.