
La Loi de Finances 2026 de la République Centrafricaine (RCA) a été adoptée avec un budget total de 368,43 milliards FCFA, visant la stabilité macroéconomique et le développement durable, mais elle prévoit un déficit significatif d’environ 11,97 milliards FCFA, financé par des ressources propres et des appuis extérieurs, tout en se concentrant sur les secteurs sociaux, les infrastructures et l’investissement, malgré les craintes d’une pression fiscale accrue, selon les annonces et les analyses de novembre 2025.
Les députés centrafricains ont adopté, le 10 décembre, la loi de finances pour l’exercice 2026. Le budget prévoit 368 milliards de francs CFA de recettes pour 396,35 milliards de francs CFA de dépenses, soit un déficit d’environ 28 milliards de F CFA que le gouvernement entend collecter sur le marché financier de la sous-région. Les députés centrafricains ont adopté, le 10 décembre, par vote, la loi de finances pour l’exercice 2026. Le budget présente des ressources totales de 368 milliards
Selon les analyses macroéconomiques récentes, la croissance mondiale devrait ralentir légèrement d’ici 2026, avec une inflation en baisse et des signaux de reprise, notamment dans les pays riches en ressources naturelles. Cependant, cette dynamique demeure fragile pour les économies en développement, confrontées à des défis sociaux majeurs tels que l’insécurité alimentaire et la pauvreté. Au sein de la zone CEMAC, une croissance de 3,3 % est attendue, grâce à des initiatives de diversification économique. Quant à notre pays, une croissance de 3,5 % du PIB est prévue, soutenue par l’amélioration des infrastructures, la stabilisation des prix du pétrole et la diffusion des technologies numériques. La maîtrise de l’inflation, maintenue à 3,6 %, témoigne de la volonté du Gouvernement d’adopter une gestion macroéconomique prudente et responsable.
Dans un contexte mondial incertain mais porteur de perspectives de croissance, le Gouvernement a élaboré un projet de loi de finances prenant en compte ces réalités économiques. Le budget s’élève à 368,43 milliards de FCFA, en hausse modérée de 0,34 %, témoignant d’une politique de prudence fiscale adaptée aux contraintes macroéconomiques mondiales. La mobilisation des recettes internes repose sur des réformes structurantes, telles que la dématérialisation fiscale et l’élargissement de l’assiette, afin d’accroître transparence et efficacité. Par ailleurs, les dépenses, fixées à 396,35 milliards de FCFA, comprennent des mesures sociales pour améliorer le bien-être, des programmes de modernisation administrative et le financement des échéances électorales.
Face à une dette publique consolidée de 1 082,86 milliards de FCFA (soit 58,67 % du PIB), le Gouvernement s’engage à poursuivre une trajectoire de réduction progressive, visant un ratio dette/PIB de 40 % d’ici 2030. Cette stratégie de gestion rigoureuse, articulée autour de l’amélioration continue des recettes et d’un endettement maîtrisé, constitue le socle de notre politique macroéconomique en faveur de la stabilité et de la résilience économique.