
Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra exhorte ses compatriotes à une transformation profonde des mentalités pour briser les comportements rétrogrades tels que le népotisme, la corruption et la haine. Ce changement est présenté comme une condition préalable au développement durable et à l’émergence du pays, marqué par des décennies d’instabilité.
Lors d’une conférence de presse tenue le 16 février 2026, le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, a réitéré que le pays ne peut se développer sans une prise de conscience profonde de chaque citoyen. Ce changement vise à éradiquer des comportements jugés « rétrogrades » tels que le népotisme, le favoritisme, la corruption et le détournement de fonds publics.
La naissance de la 7ᵉ République en République centrafricaine ne saurait être perçue comme une simple transition institutionnelle. Elle constitue un tournant historique majeur, à travers lequel le président Faustin Archange Touadéra lance un appel clair et sans équivoque pour rompre définitivement avec les pratiques non compétitives qui ont longtemps freiné l’essor national.
Le changement de mentalité apparaît ainsi non pas comme une option, mais comme une condition de survie institutionnelle et économique. Instaurer une culture du mérite et de l’excellence devient indispensable pour permettre un véritable épanouissement de la nation centrafricaine.
A en croire ndjonisango, la compétitivité, souligne-t-on dans les cercles gouvernementaux, ne se décrète pas : elle se construit. Elle repose sur la discipline, l’intégrité et l’excellence. Sous l’impulsion du président Touadéra, la 7ᵉ République ambitionne de replacer ces valeurs au cœur de l’action publique, notamment à travers la tolérance zéro face à la corruption et aux passe-droits, la promotion des talents nationaux, la modernisation de l’administration et l’encouragement d’un secteur privé dynamique et innovant. L’objectif est de transformer l’État en moteur de développement plutôt qu’en frein.
Cet appel au changement de mentalité ne fait aucune exception. Il interpelle les fonctionnaires, les entrepreneurs, les étudiants ainsi que les leaders communautaires, tous appelés à incarner cette nouvelle culture fondée sur la responsabilité et la performance.
Dans cette dynamique visant à faire de la République centrafricaine un État fort et respecté, le président Touadéra pose ainsi les bases d’une refondation nationale. Rompre avec les pratiques non compétitives, conjugué à la volonté collective d’adopter une nouvelle manière de penser et d’agir, pourrait permettre au pays de franchir un cap décisif vers l’émergence.