
La levée totale de l’embargo sur les diamants en République centrafricaine, a fait un bien fou à un artisan minier. Il (son nom n’a pas été divulgué) a pu collecter dans la région de Nzako au sud-est du pays un diamant de 177,95 carats. Ce diamant qui témoigne de l’immense richesse du sous-sol centrafricain reste à ce jour le plus gros jamais découvert en RCA.
L’information a fait le tour du monde. Un diamant d’une transparence parfaite et d’une masse de 177,95 carats se trouve en République centrafricaine. C’est une découverte qui vient de mettre en lumière la richesse colossale que regorge le sous-sol-centrafricain, un diamant, le plus gros que la RCA n’ait jamais extrait, vient d’être découvert dans la région de Nzako au sud-est du pays. Cette pierre précieuse translucide en cours d’expertise est d’une qualité exceptionnelle.
Les plus hautes autorités du pays, dont le président de la République Faustin Archange Touadera a tenu à venir lui-même contempler ce joyau encore à l’état brut et qui ne présente aucune teinte visible à l’œil nu. Selon le ministre des mines et de la géologie, Rufin Benam Beltoungou, ce diamant est d’une qualité exceptionnelle et d’une très grande valeur et demeure la propriété du collecteur qui l’a racheté à un artisan-minier.
Il affirme que la découverte de ce diamant est le résultat positif des plaidoyers du gouvernement qui ont conduit à la levée totale de l’embargo sur les diamants centrafricains imposé par le processus de Kimberley. Elle témoigne des potentialités minières exceptionnelles du pays.
« Au bénéfice de la levée totale de l’embargo sur les exportations des diamants, la population de Nzako qui était meurtrie, a repris ses activités de production. C’est ainsi qu’un artisan-minier a découvert cette pierre précieuse de 177, 95 carats et l’a vendue à un collecteur qui l’a amenée à Bangui » a déclaré Rufin Benam Beltoungou.
De son côté, Paul Crescent Beninga, porte-parole de la société civile, la présentation de diamant dans la capitale marque la bonne volonté de transparence et de traçabilité de la part de son propriétaire. Il espère que les bénéfices de sa vente puissent servir au développement de la commune de Nzako :
« Nous plaidons pour que le contrat qui va être conclu avec l’organisation ou la personne qui va acheter le diamant la prenne en compte, c’est extrêmement important. Il faut qu’un fond soit versé pour le développement de la commune de Nzako » a-t-il déclaré.
Pour de nombreux spécialistes de l’économie, la découverte de ce diamant, sans doute, représente un signal fort à l’endroit des investisseurs qui étaient réticents à l’idée de venir en RCA, ce qui permettra de relancer l’économie nationale. Le chef de l’Etat Touadera l’a d’ailleurs mentionné dans son discours que la RCA avait produit en 2023 au moins 107857 carats de diamants rapportant 550000 euros de taxes à l’état.
Développement de la communauté de Nzako
À en croire Paul Crescent Beninga, membre de la Coalition de la société civile pour le processus de Kimberley, l’exposition des diamants dans la capitale démontre certainement les efforts des propriétaires pour assurer la transparence et la traçabilité. Cependant, les propriétaires souhaitent maintenant qu’une partie du produit de la vente soit utilisée pour le développement de la communauté de Nzako. Nous demandons que cela soit pris en compte dans nos contrats avec les organisations et les personnes qui achètent des diamants. Des fonds doivent être mis de côté pour le développement de la communauté de Nzako », déclare-t-il.
En rappel, le processus de Kimberley (fondé en 2000 à Kimberley, en Afrique du Sud) est une initiative internationale sous les auspices de l’ONU, dirigée par les gouvernements de plus de 80 États parties. Il s’agit de pays producteurs et importateurs de diamants qui s’efforcent d’exclure du commerce international les diamants « de conflit » utilisés pour armer et soutenir des organisations antigouvernementales et terroristes.