Santé mentale : Préoccupation majeure du gouvernement centrafricain

En République centrafricaine (RCA) dans le cadre de mise en œuvre du projet intitulé « les voies vers l’autonomisation des jeunes » par Danchurchaid (DCA) et les partenaires de mise en œuvre (M3D, Vegas, et PADDEL, une formation a été organisée à Sibut dans la préfecture de Kémo sur le protocole national de la prise en charge de psychothérapeutique, des premiers secours psychologiques et des outils de la gestion des cas.

A en croire oubanguimedias, l’objectif recherché et soutenu par l’organisation DCA était de mettre en place des relais communautaires, des travailleurs sociaux, psychologue et psychiatre, afin de sensibiliser, identifier des problèmes de santé mentale et de soutien psychosociaux, faire un suivi et des référencements et contre référence.

Le sujet de la santé mentale demeure une préoccupation majeure dans toutes ses ramifications en allant à l’hygiène mentale ou le bien-être psychologique est le bien-être psychique, émotionnel et cognitif, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au-delà de l’absence de trouble mental. Ce terme est relativement récent et polysémique. La santé mentale est selon Jean Sutter perçue comme « l’aptitude du psychisme à fonctionner de façon harmonieuse, agréable, efficace et à faire face avec souplesse aux situations difficiles en étant capable de retrouver son équilibre. » Le chômage et le stress au travail sont également des facteurs de risque importants selon elle. Le pays ne compte qu’un seul hôpital psychiatrique, situé à Bangui.

Pour l’expert et consultant international, Docteur Michel Dzalamou, cette formation est d’une importance particulière, « A l’heure actuelle où nous vivons des conflits en Centrafrique, avec l’appui de l’OMS, le gouvernement a pensé qu’il fallait développer ces types de formation en santé mentale et soutien psychosocial pour l’intégrer dans les services des soins généraux dans les hôpitaux. Désormais, la prise en charge des patients tiendra compte non seulement de la souffrance physique mais aussi de la souffrance psychologique, sociale et spirituelle. C’est donc une prise en charge globale ».

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Docteur Michel Dzalamou précise par ailleurs que : « Généralement, quand un patient arrive à l’hôpital, on ne regarde que le corps malade. Désormais, avec cette formation, les médecins formés seront capables d’intégrer le soutien psychosocial dans leur diagnostic des problèmes de santé mentale. En un mot, une pratique de la médecine véritablement humaine ».

Pour Docteur Caleb Ketté, coordonnateur dudit atelier, avec la crise qu’à connue la RCA, les capacités d’accueil au niveau du service psychiatrique de l’hôpital général de Bangui sont limitées. « De tout temps, on a constaté que si des compatriotes sont victimes des problèmes de santé mentale, c’est uniquement vers le centre psychiatrique de l’hôpital général qu’ils sont conduits. Aujourd’hui avec la crise qu’à connue notre pays, on enregistre plusieurs cas de victimes de cette maladie. Et le service psychiatrique de l’hôpital général est aujourd’hui submergé, d’où cette formation initiée par le gouvernement avec l’appui de l’OMS pour désengorger ledit centre ».

A cet effet,  explique Docteur Caleb Ketté, il était opportun de faire appel à d’autres compétences disponibles dans les formations sanitaires. « Ce sont les médecins des formations sanitaires de Bangui, Bimbo et Bégoua qui ont été formés sur les techniques de prise en charge en santé mentale et soutien psychosocial afin qu’ils puissent être en mesure, chacun dans son centre de prendre en charge nos frères et sœurs qui sont victimes des problèmes de santé mentale ».

 Madame Mofini Rachelle, il y a un réel besoin : « la formation sur le protocole national de la prise en charge psycho sociale sur la santé mentale nous a permis de savoir ce que c’est la santé mentale car de nos jours plusieurs personnes souffrent de cette maladie car elle peut affecter tout le monde, les enfants, les adultes et même les vieux.

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