
Face à la résurgence inquiétante de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, les autorités de République centrafricaine ont décidé de renforcer leur dispositif de prévention sanitaire. Contrôles thermiques systématiques, surveillance accrue aux frontières et mobilisation des services de santé figurent parmi les principales mesures mises en œuvre pour prévenir toute introduction du virus sur le territoire national.
Le gouvernement de République centrafricaine hausse le niveau d’alerte sanitaire face à la progression des cas suspects d’Maladie à virus Ebola enregistrés en République démocratique du Congo. Bien qu’aucun cas n’ait été détecté à ce jour sur le territoire centrafricain, les autorités veulent éviter toute propagation transfrontalière de l’épidémie.
Dans une communication officielle, le ministre chargé du secrétariat général du gouvernement et des Relations avec les institutions, Ernest Mada, a annoncé un renforcement immédiat des mesures de contrôle sanitaire dans les principaux points d’entrée du pays.
Les services de santé aux frontières ont notamment reçu instruction d’effectuer des contrôles thermiques obligatoires sur tous les voyageurs, membres d’équipage et personnels aéroportuaires. Ces opérations sont réalisées grâce à des caméras thermiques et à des thermoflashs installés dès l’arrivée des passagers.
Les autorités sanitaires expliquent que cette stratégie vise avant tout à garantir une détection rapide des personnes potentiellement infectées afin d’assurer leur prise en charge immédiate et limiter les risques de contamination. Le gouvernement assure toutefois vouloir préserver la fluidité des déplacements et des échanges commerciaux avec les pays voisins, en évitant des restrictions jugées excessives.
Outre Aéroport international Bangui-M’Poko, des équipes de surveillance renforcées ont également été déployées le long des frontières terrestres et fluviales partagées avec la RDC. Ces zones sont considérées comme particulièrement sensibles en raison des importants mouvements de populations entre les deux pays.
Cette montée en vigilance intervient dans un contexte épidémiologique préoccupant en RDC, où les autorités sanitaires font état de plusieurs centaines de cas suspects et d’un nombre élevé de décès potentiellement liés au virus Ebola. Une situation qui ravive les inquiétudes dans l’ensemble de la sous-région d’Afrique centrale, déjà confrontée à des défis sanitaires et sécuritaires majeurs.