RCA : le transfert progressif des responsabilités de la Minusca à l’État franchit une nouvelle étape

La République centrafricaine poursuit sa marche vers une prise en charge accrue de ses missions régaliennes. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, la Représentante spéciale du Secrétaire général et cheffe de la Minusca, Valentine Rugwabiza, a salué les avancées enregistrées dans le processus de transfert progressif de certaines responsabilités de la mission onusienne vers les autorités nationales. Une évolution qui traduit les progrès réalisés par le pays en matière de stabilité institutionnelle et de renforcement des capacités de l’État.

Le processus de transition entre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) et les institutions nationales connaît des avancées jugées encourageantes. Lors de la présentation du dernier rapport du Secrétaire général des Nations unies sur la situation en Centrafrique, le 23 juin devant le Conseil de sécurité, Valentine Rugwabiza a fait état d’une coopération étroite et constructive entre le gouvernement centrafricain et la mission de maintien de la paix.

Selon la responsable onusienne, l’identification des tâches appelées à être progressivement transférées aux administrations nationales se déroule dans un climat de confiance et de concertation. Cette démarche s’inscrit dans une vision de long terme visant à renforcer l’appropriation nationale des missions jusqu’ici assurées ou accompagnées par la Minusca.

L’objectif est de permettre aux institutions centrafricaines de prendre progressivement le relais dans plusieurs domaines stratégiques, notamment ceux liés à la gouvernance, à la sécurité, à la protection des populations civiles et à l’administration territoriale. Pour les Nations unies, cette transition constitue un indicateur important de la consolidation de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.

Valentine Rugwabiza a souligné que les travaux techniques engagés entre les différentes parties ont permis de définir des priorités claires et un calendrier de mise en œuvre adapté aux réalités du pays. Elle a insisté sur la nécessité de poursuivre le renforcement des capacités des institutions nationales afin de garantir la pérennité des acquis enregistrés au cours des dernières années.

Cette évolution intervient dans un contexte marqué par les efforts du gouvernement centrafricain pour consolider la paix, renforcer les institutions républicaines et améliorer la fourniture des services publics aux populations. Elle traduit également la volonté des autorités de préparer progressivement les conditions d’une réduction du rôle opérationnel de la Minusca, présente dans le pays depuis plus d’une décennie.

Toutefois, la cheffe de la mission onusienne a rappelé que cette transition devra rester progressive et adaptée à l’évolution de la situation sécuritaire et institutionnelle. Si des progrès significatifs ont été accomplis, plusieurs défis demeurent, notamment en matière de sécurité, de cohésion sociale et de développement des capacités administratives.

Pour Bangui comme pour les Nations unies, le succès de ce processus dépendra de la poursuite des réformes engagées et du maintien d’une coopération étroite entre les partenaires nationaux et internationaux. À terme, cette dynamique devrait permettre à la République centrafricaine de renforcer sa souveraineté institutionnelle et d’assumer pleinement les responsabilités nécessaires à la stabilité durable du pays.

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