La République centrafricaine poursuit ses efforts pour dynamiser son secteur aérien. La construction de cet aéroport à Boboula (région de l’Ouham) est le fruit de la coopération entre les autorités centrafricaines et un conglomérat américain.
A en croire EcoMtain, le gouvernement de la République centrafricaine et la société américaine American Eagle Business Solutions (AEBS) ont formalisé, le 21 mai 2025 à Bangui, un accord-cadre d’investissement pour la construction d’un aéroport international à Boboula (région de l’Ouham). Mené en partenariat public-privé, ce projet à l’étude initiale de 2,5 milliards de dollars (1 451,8 milliard FCFA) pourrait atteindre 3 milliards après finalisation de l’étude de faisabilité.
« A partir de la signature de cet accord, nous allons très rapidement possible lancer l’étude de faisabilité. Aujourd’hui, le coût d’investissement est à 2 milliards 500 millions de dollars américains. Mais, après les études de faisabilité, nous aurons un montant fixe qui va aller jusqu’à 3 milliards de dollars, puisque ça sera un aéroport de taille avec toutes les infrastructures nécessaires », a déclaré Bruno Dimeni, le PDG de American Eagles.
Implantée sur 800 hectares, la future plateforme comprendra une piste de grande capacité, un terminal modulable accueillant jusqu’à un million de passagers par an et des installations cargo. Outre l’aéroport, d’autres infrastructures seront réalisées singulièrement un terminal passagers et des espaces pour des vols cargo, des pistes d’atterrissage d’avions passagers et cargo de fortes capacités, la création d’une zone libre (constituée d’entrepôts modernes de stockage, chambres froides, immeubles de bureaux pour entreprises et services administratifs de l’Etat notamment les Douanes, la Gendarmerie, la police aéroportuaire…Etc ); la construction d’un hôtel de 4 étoiles au standard international, la mise en place d’un hôpital aéronautique ouvert au grand public.
L’étude de faisabilité débutera dans les semaines suivant la signature et précisera les dimensions techniques et financières définitives. Près de 8 000 emplois directs et indirects devraient être créés pendant la phase de construction et d’exploitation. Elle renforcera également la connectivité intérieure et les liaisons régionales et internationales de la Centrafrique. Indiquons à cet effet que le pays ne dispose qu’un seul aéroport aux normes internationales selon Flight Connections. Il s’agit de l’aéroport de l’aéroport international de Bangui construit en 1971.
American Eagle Business Solutions, groupe américain déjà présent dans l’agro-industrie et la fourniture de services en zone CEMAC, coordonne la phase de conception jusqu’à la mise en service de l’aéroport de Boboula