Sécurité : Le calme revient dans le Haut Mboumou, après les attaques contre les FACA

Après plusieurs semaines de violences dans le Haut-Mbomou, dans le sud-est de la Centrafrique, un retour progressif à la normale s’observe à Obo, chef-lieu de la préfecture. Ces attaques avaient résulté d’une rupture entre des miliciens de l’ethnie zandé, qui avaient intégré les Forces armées centrafricaines (FACA) l’année dernière, et leurs anciens formateurs. Pour autant, la tension demeure forte dans la région.

Dans le sud-est de la Centrafrique, la situation sécuritaire semble s’être calmée dans le Haut Mbomou après une série de violentes attaques fin avril et début mai, visant les forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes de Wagner. Signe que la situation n’est plus aussi tendue qu’au début du mois, les renforts envoyés par Wagner à Obo ont quitté le chef-lieu provincial et libéré l’école dans laquelle ils s’étaient installés. Leur départ a été suivi d’une reprise de la vie normale et la réouverture des marchés, selon des habitants d’Obo cités par le Réseau des journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH).

Cependant, ce retrait n’indique pas la fin des tensions dans la région. Le 17 mai, le corps du sous-préfet de Djemah, enlevé trois jours plus tôt, a été retrouvé sans vie, relançant les craintes sur la sécurité des représentants de l’État. Un autre responsable local, Roger Tisso, premier adjoint au maire de Zemio, reste porté disparu après avoir été enlevé par des gendarmes le 11 mai. Ces actes, qualifiés de « barbares » par le ministre de la Communication, illustrent l’impunité qui règne encore dans la zone.

Selon RFI, une dizaine de militaires centrafricains  ayant refusé une mission en brousse ont été désarmés par les Russes. De même, des habitants d’Obo ont déposé leurs armes auprès des forces russes, par peur d’amalgames et de représailles. Un groupe de vingt militaires issus de la milice zandé a également été radié. Parmi eux, Michel Koumboyeki, un de leurs porte-paroles. Certains sont accusés d’avoir participé aux attaques contre les FACA, ce qu’ils démentent.

Les tensions récentes trouvent leur origine dans une rupture entre les forces armées centrafricaines (FACA) et un groupe de miliciens de l’ethnie zandé, intégrés dans l’armée en 2023. Ces hommes, formés initialement par les Russes, se sont retournés contre leurs anciens alliés. Cette scission a donné lieu à une série d’attaques meurtrières contre les FACA et leurs partenaires russes, entraînant une réponse militaire rapide et musclée.

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