
Lors de sa traditionnelle conférence de presse hebdomadaire à Bangui ce mercredi 11 juin 2025, le ministre de la Communication est revenu sur les informations qui circulent ces derniers temps concernant l’exhumation des corps enterrés au cimetière de Ndrès à Bangui.
Le gouvernement à travers le ministère de l’action humanitaire a procédé la semaine dernière à l’exhumation de 1800 corps enterrés aux bords de route au cimetière de Ndrès. A en croire oubanguimedias, l’objectif est de faciliter l’élargissement de la route en vue de désenclaver les quartiers dans le 7ème arrondissement de Bangui. Malheureusement ceci est transformé en drame sur les réseaux sociaux. Maxime Balalou, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement explique les faits :
« Vous constatez comme d’habitude sur les réseaux sociaux, des campagnes de désinformation sur l’opération qui a été menée avec efficacité par le ministère en charge de l’action humanitaire, de la réconciliation et de la solidarité nationale. Un programme a été mis en place pour réhabiliter la route menant de Boy Rabe au Camp Kassaï. Et comme vous le savez, sur cette route y ait eu des enterrements illicites au bord de la route. Ce qui fait que, lorsqu’on veut réhabiliter cette route-là, inévitablement on y est confronté depuis trois ans. Donc il fallait décider d’exhumer tous les corps. Y a plus de 1800 restent des vies humaines qui ont exhumé en présence des parents la plupart, et ça s’est fait dans le calme avec beaucoup d’émotion, en vue de permettre de faire aboutir ce projet ».
« Mais il n’est nullement question d’exhumer les corps qui sont à l’intérieur du cimetière. C’est pour cela que cette mission a été prise, des spéculations, des insultes surtout nos concitoyens qui sont à l’étranger. On gouverne un pays avec des règles et on le fait pour le pays. Raison pour laquelle ce travail permet de construire cette route et cette bretelle va aussi désengorger les trafics sur l’axe de Oubangui », a-t-il complété.
En poursuivant sa parole, le porte-parole du gouvernement a évoqué aussi la mauvaise gestion dudit cimetière par la mairie : « A un moment donné la gestion du cimetière de Ndrès, au fil des ans, la mairie n’a pas pu assumer ses responsabilités, la gestion était devenue chaotique. Chacun enterrait comme il veut et ce qui fait qu’ on sait retrouver dans cette situation où on inhume le corps au bord de la route. Et à ce niveau, le gouvernement est obligé de prendre ces responsabilités. Le cimetière de Ndrès est quasi plein. Mais le problème réel, c’est ce qui a été soulevé sur la construction d’autres cimetières. Sa fait l’objet lors du dernier conseil du cabinet, y a aussi des sites qui sont déjà identifié, par Madame la ministre de l’urbanisme au PK 26 et il y a un spécialiste qui est allé en Tunisie pour faire une étude pour des plantations de modèles Tunisiens, pour permettre à la construction qui doit se faire afin d’enterrer les gens d’une manière digne selon les quartiers qui seront définis ».