
Longtemps vent debout contre les résultats provisoires de la présidentielle, l’ancien Premier ministre a finalement renoncé à saisir le Conseil constitutionnel. Entre volonté affichée d’apaisement, calcul politique et rumeurs de pressions liées à une affaire touchant sa famille, Henri-Marie Dondra s’explique.
Henri-Marie Dondra a finalement tranché. A en croire RFI, dans une vidéo de quatre minutes, enregistrée dans son bureau et diffusée sur ses réseaux sociaux, Henri-Marie Dondra,, vêtu d’une veste noire et affichant un air serein, a déclaré renoncer définitivement à tout recours devant le Conseil constitutionnel.
« Même si nous étions allés devant le Conseil constitutionnel, je ne pense pas que nous aurions eu gain de cause… J’espère que les nouvelles autorités qui viendront auront à coeur de rassembler toutes les sensibilités de notre pays, afin que dans u ndailogue national nous puissions arriver à taire nos différences », explique l’ancien Premier ministre dans la vidéo.
Ce changement de cap soulève de nombreuses interrogations. A-t-il cédé à des pressions ? Lui a-t-on fait des promesses ? S’agit-il d’une stratégie pour rester au centre du spectre politique ?
« J’ai occupé de très nombreuses fonctions dans notre pays. Je ne pense pas que cela soit mon combat. Je ne subis aucune pression de qui que ce soit, même si j’ai vécu des intimidations fortes, mais cela n’a jamais influencé mon engagement politique », poursuit Henri-Marie Dondra.
Pour une grande partie de l’opposition et de la société civile, ce revirement est une capitulation politique, voire une trahison des engagements pris envers les électeurs et les militants. D’autres y voient au contraire un acte de réalisme, estimant que la confrontation permanente avec le pouvoir n’a jusqu’ici produit ni réformes ni alternance.
En Centrafrique, l’Autorité nationale des élections (ANE) a annoncé lundi 5 janvier la victoire du président Touadéra au premier tour de l’élection présidentielle du 28 décembre dernier.