RCA : Bangui veut s’imposer comme un nouveau carrefour africain du sport, de la culture et des affaires

Du 19 au 31 décembre 2026, Bangui accueillera deux manifestations internationales réunissant athlètes, artistes, entrepreneurs, investisseurs et acteurs institutionnels. Le Grand Prix International d’Athlétisme de Bangui – DEBATO’O JUVENAL’S CORPORATE CHALLENGE et le MADE IN AFRICA BUSINESS FORUM & FESTIVAL entendent créer une plateforme inédite à la croisée du sport, de la culture, de l’entrepreneuriat et des rencontres d’affaires.


Bangui veut profiter de la fin de l’année pour changer de dimension. Pendant près de deux semaines, du 19 au 31 décembre 2026, la capitale centrafricaine sera appelée à accueillir une programmation mêlant compétition sportive, création culturelle, entrepreneuriat et échanges économiques.

Le projet a été présenté le 11 septembre à Bangui lors d’une conférence de presse consacrée aux contours de cette initiative. Le Directeur général des Sports, PABOUKAMADE Dieu-Béni, rapporteur du comité d’organisation, a notamment participé à la présentation des différentes activités prévues.

À travers ces deux rendez-vous, les organisateurs veulent créer un espace de rencontres réunissant plusieurs catégories d’acteurs : sportifs, artistes, créateurs, entreprises, investisseurs, institutions publiques et partenaires internationaux. L’ambition affichée est également de donner davantage de visibilité aux talents centrafricains et de présenter le pays comme une destination capable d’accueillir des initiatives à dimension régionale et internationale.

Le sport comme première vitrine

Le Grand Prix International d’Athlétisme de Bangui constituera l’un des principaux temps forts de cette programmation. La compétition devrait réunir des athlètes centrafricains, des sportifs venus de plusieurs pays africains, notamment de la CEMAC et de la CEEAC, ainsi que des représentants de la diaspora.

Au-delà du résultat sportif, le rendez-vous doit servir de plateforme de détection et de promotion des jeunes talents. Il entend également contribuer au développement de la pratique sportive et créer des passerelles avec d’autres secteurs, notamment le tourisme, les entreprises et les institutions.

Une place particulière sera accordée au sport en entreprise avec le DEBATO’O JUVENAL’S CORPORATE CHALLENGE. Banques, compagnies d’assurances, opérateurs de télécommunications, ONG, universités, entreprises privées et représentations diplomatiques sont notamment ciblés par cette compétition.

L’objectif est de faire du sport un outil de cohésion au sein des organisations, tout en favorisant les rencontres entre collaborateurs issus de différents secteurs professionnels.

Le « Made in Africa » au cœur de la création

L’autre pilier de l’initiative sera le MADE IN AFRICA BUSINESS FORUM & FESTIVAL. Cette plateforme sera consacrée à l’entrepreneuriat, à la création et aux industries culturelles et créatives africaines.

Plusieurs domaines devraient y être représentés, de la musique à la mode, en passant par le cinéma, la danse, les arts visuels, la littérature, l’artisanat, la gastronomie, la photographie, le design et les activités numériques.

Une attention particulière doit être portée aux créateurs et entrepreneurs centrafricains. L’objectif est de leur offrir des espaces de présentation et surtout de favoriser leur mise en relation avec des entreprises, investisseurs et partenaires susceptibles d’accompagner leurs projets.

Cette dimension économique distingue le forum d’un simple événement culturel. Les organisateurs souhaitent faire du « Made in Africa » un levier de rencontres commerciales et de développement de projets.

Culture, entrepreneuriat et investissement

Le Business Forum devrait ainsi réunir des entrepreneurs, des institutions publiques, des établissements financiers, des compagnies d’assurances, des fintechs, des opérateurs télécoms et des investisseurs.

Les échanges porteront notamment sur les opportunités de collaboration et de financement. L’objectif affiché est de favoriser les connexions entre porteurs de projets et partenaires, avec l’espoir de faire émerger des partenariats, des investissements et, à terme, de nouvelles activités génératrices d’emplois.

Cette approche cherche à rapprocher deux univers souvent traités séparément : les industries culturelles et l’économie. Pour les promoteurs du projet, la création artistique, l’innovation et l’entrepreneuriat peuvent constituer des vecteurs de croissance lorsqu’ils bénéficient d’un environnement favorable au financement, à la commercialisation et à la mise en réseau.

Un appel aux partenaires

La réussite de cette première édition dépendra toutefois de la mobilisation des partenaires. Le comité d’organisation sollicite notamment les pouvoirs publics, entreprises privées, banques, assurances, compagnies aériennes, acteurs du tourisme, médias, fondations et organisations internationales.

Le sponsoring et les partenariats public-privé doivent contribuer à financer les différentes composantes du programme, mais aussi à renforcer son rayonnement au-delà des frontières centrafricaines.

Pour Bangui, l’enjeu dépasse donc la seule tenue de manifestations ponctuelles. L’arrivée de sportifs, d’artistes, d’entrepreneurs et de professionnels venus de plusieurs pays pourrait contribuer à accroître la visibilité de la capitale et à stimuler certaines activités liées au tourisme, à l’hôtellerie, aux services et au commerce.

Le défi de l’inscription dans la durée

La première édition constituera néanmoins un test pour les organisateurs. Au-delà de la mobilisation des participants, la capacité à assurer une organisation régulière, à attirer des partenaires et à générer des retombées économiques mesurables sera déterminante pour inscrire ces rendez-vous dans la durée.

Si le calendrier est maintenu, Bangui vivra donc, du 19 au 31 décembre, au rythme d’une programmation où compétition sportive, création artistique et rencontres d’affaires seront réunies au sein d’un même événement.

À travers cette initiative, la capitale centrafricaine cherche ainsi à mettre en avant ses sportifs, ses créateurs et ses entrepreneurs, tout en ouvrant davantage son économie aux échanges régionaux et internationaux.

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