RCA : Dans les secrets de l’accord avec les rebelles des 3R et de l’UPC

Ce 19 avril à N’djamena au Tchad, le gouvernement centrafricain a signé un accord de cessation des hostilités avec deux des principaux chefs de groupes armés, de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et de Retour, réclamation et réhabilitations (3R). Des pourparlers facilités par des leaders de la communauté peule.

À huit mois d’une présidentielle à laquelle il ne fait aucun doute qu’il sera candidat, le président Faustin- Archange Touadéra ne cesse de multiplier les initiatives en faveur de la paix. Il a remporté une victoire d’envergure ce 19 avril. Le gouvernement de Centrafrique a en effet paraphé un accord de cessation des hostilités avec trois des principaux chefs rebelles centrafricains que sont Ali Darassa  et Sembé Bobo.

A en croire certains médias, Faustin-Archange Touadéra a lui-même supervisé les négociations menées par son directeur du renseignement avec les groupes armés actifs dans le Nord-Ouest et le Sud-Est. Cet accord devrait permettre l’entrée de leurs représentants au gouvernement.

Cet accord marque une nouvelle tentative du gouvernement à restaurer la paix en République centrafricaine. Il s’inscrit dans la continuité de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA), discuté à Khartoum et signé le 6 février 2019 à Bangui, lequel reste le cadre de référence des discussions actuelles. « Le mouvement 3R et l’UPC ont décidé de déposer les armes et de réintégrer l’APPR-RCA », a déclaré le président Faustin-Archange Touadéra en personne. Concernant les démarches qui ont permis d’aboutir à cette entente, l’émissaire centrafricain n’a pas hésité de louer la contribution des autorités tchadiennes.

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Le garant de l’accord 

« Cela fait des années que nous nous battons. Les chefs traditionnels peulhs ont exprimé les plaintes auprès du président de la République. C’est ainsi que j’ai été mandaté pour me rendre à N’djamena. Avec l’aide de la partie tchadienne, et sous l’égide du président Mahamat Idriss Deby, les leaders des mouvements 3R et UPC, notamment Abdel Kader Sembe Bobo et Ali Darassa ont exprimé leur volonté de revenir dans le processus de l’APPR-RCA et de la feuille de route de Luanda. Le Tchad est le garant de ce nouvel accord », a précisé général Henry Wanzet Linguissara, ministre conseiller à la présidence de République en matière de sécurité.

Toutefois, les clauses de ce énième accord entre Bangui et ces deux factions rebelles n’ont pas été dévoilées, comme c’était le cas de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation de février 2019. Cependant, ce qu’il faut retenir, les deux factions s’engagent à dissoudre leurs mouvements. Le 3R, de son côté, demande la création de cinq zones de cantonnement pour faciliter le désarmement et la réintégration de ses hommes. Alors que les engagements viennent d’être renouvelés, le Groupe de travail de la société civile, lui, reste sceptique.

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