
Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a annoncé vendredi la fin de l’épidémie de choléra déclarée le 26 juin dernier. Si la situation est désormais considérée comme maîtrisée dans plusieurs districts sanitaires, les autorités appellent la population à maintenir les gestes de prévention et à rester attentive face aux risques de nouvelles infections, notamment au regard de la menace d’Ebola.
La République centrafricaine tourne officiellement la page de l’épidémie de choléra. Déclarée le 26 juin, la flambée épidémique a été annoncée comme terminée par le président Faustin-Archange Touadéra, vendredi, à Bimbo. L’annonce est intervenue à l’occasion du lancement d’une campagne de vaccination contre le choléra dans les districts sanitaires de Bimbo et de Mbaïki.
Depuis le début de l’épidémie, les autorités sanitaires ont recensé 728 cas suspects à travers le pays. Le bilan fait état de 46 décès, dont 31 enregistrés au sein des communautés et 15 dans des structures sanitaires.
Près de 700 patients pris en charge
Malgré l’ampleur de la flambée, la réponse sanitaire a permis de prendre en charge plusieurs centaines de patients. Selon les données communiquées par le chef de l’État, 698 personnes ont été admises dans les structures sanitaires, parmi lesquelles 682 ont été déclarées guéries.
Le dernier cas confirmé remonte au 17 juillet, un élément qui a contribué à la décision de déclarer la fin de l’épidémie après plusieurs semaines sans nouvelle confirmation.
La situation a notamment été jugée maîtrisée dans les districts sanitaires de Bimbo, Bangui 1, Bangui 2 et Mbaïki, qui figuraient parmi les zones concernées par la propagation de la maladie.
La vaccination pour consolider les acquis
La fin de l’épidémie ne signifie toutefois pas la fin de la vigilance. Le gouvernement entend maintenir les mesures de prévention afin de limiter le risque de réapparition du choléra.
C’est dans cette logique qu’une campagne de vaccination a été lancée à Bimbo et Mbaïki. L’objectif est de renforcer la protection des populations dans les zones ayant été particulièrement exposées à la maladie et de consolider les résultats obtenus grâce à la riposte sanitaire.
Le président Touadéra a ainsi invité les populations à continuer de respecter les mesures d’hygiène et de prévention, notamment celles destinées à réduire les risques de contamination.
La menace d’Ebola reste dans le radar
Au-delà du choléra, les autorités centrafricaines souhaitent également maintenir une surveillance accrue face au risque lié à d’autres maladies infectieuses. Faustin-Archange Touadéra a notamment appelé la population à rester vigilante face à la menace d’Ebola.
Pour les autorités sanitaires, cette vigilance doit permettre de détecter rapidement tout cas suspect et d’éviter qu’une nouvelle alerte sanitaire ne se transforme en crise épidémique.
Avec la fin officielle de l’épidémie de choléra, la Centrafrique entame donc une nouvelle phase : préserver les acquis de la riposte, renforcer la prévention et maintenir la surveillance épidémiologique afin d’éviter une résurgence de la maladie.