
La rentrée scolaire 2026-2027 a officiellement débuté ce lundi 21 septembre en République centrafricaine, avec le retour des élèves et des enseignants dans les établissements publics et privés du pays. Si le gouvernement entend améliorer progressivement les conditions d’apprentissage grâce à la construction de nouvelles infrastructures et au renforcement de la formation des enseignants, la réalité reste marquée par la surcharge des salles de classe, le déficit de tables-bancs et le manque de matériel pédagogique.
Les cours ont repris ce lundi 21 septembre 2026 sur l’ensemble du territoire centrafricain. Dans les établissements scolaires, cette nouvelle année académique démarre toutefois dans un contexte encore difficile, marqué par des besoins importants en infrastructures et en équipements.
À Bangui comme dans plusieurs autres localités du pays, élèves, enseignants et parents font état de salles de classe insuffisantes, d’un manque de tables-bancs et de matériel didactique. Des difficultés qui affectent directement les conditions d’apprentissage et alimentent les interrogations sur la qualité de l’enseignement.
Au lycée Barthélémy-Boganda de Bangui, certains élèves espèrent notamment que la nouvelle année apportera des améliorations concrètes. L’état des équipements constitue l’une de leurs principales préoccupations, avec des tableaux dégradés, des bancs parfois inutilisables et des bâtiments nécessitant des travaux.
Le problème est également lié à la forte concentration des élèves dans certaines salles. Dans plusieurs établissements, les effectifs peuvent atteindre des niveaux particulièrement élevés, compliquant le travail des enseignants et réduisant les possibilités d’accompagnement individuel des élèves.
Le déficit de matériel, un autre obstacle
Au-delà des infrastructures, l’accès aux ressources pédagogiques reste un défi. Le manque de livres et d’autres supports didactiques complique le déroulement des enseignements, aussi bien pour les professeurs que pour les élèves.
Cette situation intervient alors que certains parents expriment leurs inquiétudes quant à l’évolution du niveau scolaire. Pour eux, l’amélioration de la qualité de l’enseignement passe nécessairement par un investissement plus important dans les établissements, les équipements et les ressources humaines.
Le secteur privé apparaît, dans certaines zones urbaines, comme une alternative pour les familles qui en ont les moyens. Mais cette possibilité demeure limitée pour une grande partie de la population, compte tenu du coût de la scolarité.
Le gouvernement mise sur les infrastructures et la formation
Face à ces difficultés, le gouvernement centrafricain affirme poursuivre ses efforts pour améliorer progressivement le système éducatif. Avec l’appui de ses partenaires, l’État multiplie les projets de construction et de réhabilitation d’établissements scolaires, notamment dans les zones confrontées à un déficit d’infrastructures.
L’autre priorité concerne le renforcement des capacités du corps enseignant. La formation et la mise à disposition d’enseignants qualifiés constituent un axe important de la politique gouvernementale, avec l’objectif d’améliorer la qualité des apprentissages et de répondre à l’augmentation des effectifs scolaires.
Cette politique vise également à réduire la pression exercée sur les salles de classe. Les autorités se sont fixé pour objectif de ramener progressivement les effectifs à 75 élèves par classe à l’horizon 2030.
Réduire les écarts pour améliorer la qualité de l’éducation
Pour le gouvernement centrafricain, l’enjeu ne consiste donc pas uniquement à assurer chaque année la reprise des cours. Il s’agit aussi de créer les conditions permettant aux élèves d’étudier dans un environnement adapté et aux enseignants d’exercer leur métier avec des moyens suffisants.
La construction de nouvelles écoles, l’équipement des établissements et la formation des enseignants doivent ainsi contribuer à réduire progressivement les écarts entre les besoins de la population scolaire et les capacités du système éducatif.La rentrée du 21 septembre constitue dès lors un nouveau test pour les pouvoirs publics. E