
Le secrétaire général adjoint de l’ONU aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a terminé ce 29 novembre sa visite de quatre jours à Bangui. Une mission qui a permis de faire le point sur la situation sécuritaire du pays et le soutien aux efforts de stabilisation, à quelques semaines des élections générales prévues le 28 décembre.
Le président de la République Professeur Faustin Archange TOUADÉRA a reçu en audience en fin d’après-midi du 27 novembre à la Cité des chefs d’Etat, Monsieur Jean-Pierre LACROIX, Secrétaire Général Adjoint des Nations-Unies chargé des Opérations de Maintien de la Paix.
Accompagné de Madame Valentine RUGWABIZA, Cheffe de la MINUSCA, Monsieur Jean-Pierre LACROIX est venu échanger avec le Président de la République sur les acquis de la paix retrouvée et réaffirmer le soutien des Nations-Unies au processus des élections groupées du 28 décembre prochain en RCA.
« Ce que nous pouvons retenir des échanges que nous avions eus avec le président de la République Faustin Archange TOUADÉRA, c’est l’excellence des relations avec les autorités centrafricaines et particulièrement avec la MINUSCA. L’excellence de cette relation se traduit dans les faits par des progrès notamment dans le domaine sécuritaire avec ce qu’on a vu avec les groupes armés qui ont rejoint le processus du désarmement. Mais aussi, des progrès dans la stabilisation institutionnelle et l’enracinement de la démocratie avec les prochaines échéances électorales », a-t-il expliqué.
Il a affirmé que la MINUSCA est disposée à soutenir ce processus électoral pour qu’il se déroule dans de bonnes conditions et s’est félicité de la présence de l’autorite de l’État sur tout le territoire national à travers sa force régalienne.
La MINUSCA, poursuit-il, va continuer d’apporter son soutien au gouvernement centrafricain dans ses efforts de stabilisation et de sa marche vers la bonne direction.
« Les Nations-Unies affichent une détermination totale pour poursuivre ce soutien à travers la MINUSCA. Madame Valentine RUGWABIZA qui est à mes côtés, toute l’equipe de la MINUSCA et toutes les agences des Nations Unies poursuivent ce processus avec toutes les centrafricaines, les centrafricains et les autorités nationales pour faire en sorte que dans une région de trouble continu, le pays puisse se distinguer par des progrès en allant dans la bonne direction », a-t-il conclu.
Cette rencontre avec le Président de la République intervient après celles que Monsieur Jean-Pierre LACROIX a eues avec le Président de l’Assemblée Nationale Simplice Mathieu SARANDJI et le Premier Ministre Félix MOLOUA.
En effet, durant quatre jours, Jean-Pierre Lacroix, le secrétaire général adjoint de l’ONU aux opérations de paix, a enchaîné les entretiens avec les plus hautes autorités de Centrafrique, les représentants de l’opposition, la société civile et les équipes de la Minusca. Cette série d’échanges lui a permis de mesurer les progrès accomplis ces derniers mois, a-t-il expliqué.
« Il y a eu des progrès significatifs en République Centrafricaine. Cela se manifeste notamment par les évolutions positives en matière sécuritaire, avec le ralliement à l’accord de paix et au désarmement de plusieurs groupes armés cette année. Ces efforts sont concrets, surtout par le désarmement de plus de 1 000 combattants. Ça se traduit également par le renforcement de la présence de l’État sur tout le territoire Centrafricain ».
À moins d’un mois des élections générales prévues le 28 décembre, Jean-Pierre Lacroix appelle à la tenue d’un scrutin apaisé, libre, crédible et transparent. « La Minusca, en partenariat avec les organisateurs des élections, fait le maximum pour la sécurisation des élections dans les différentes localités de manière stratégique. Il y a par ailleurs la nécessité de contrer les discours de haine, les discours de polarisation. On sait bien que dans les périodes électorales, ces discours ont tendance à se multiplier. Ça peut aussi menacer la sécurité même du processus. La Minusca sera en appui pour contrer ces discours négatifs ».
La Minusca est contrainte de réduire son budget de 15 %, plusieurs États membres et partenaires n’ayant pas honoré leurs engagements financiers, selon Jean-Pierre Lacroix. Conséquence, la mission va diminuer ses effectifs militaires et civils, a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions. Il assure toutefois que les mesures seront prises pour éviter toute perturbation majeure de ses activités.