
L’Union africaine (UA) appelle les groupes armés encore en marge du processus de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) à renoncer à la lutte armée et à rejoindre les efforts de paix en République centrafricaine. L’organisation panafricaine prévient que les mouvements qui persisteraient dans le refus pourraient être exposés à des sanctions ciblées.
Le message de l’Union africaine se veut clair à l’égard des groupes armés qui demeurent en dehors du processus de paix centrafricain. Vendredi 18 septembre 2026, à l’issue d’une rencontre réunissant des diplomates accrédités en République centrafricaine et le chef du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), la représentante spéciale du président de la Commission de l’UA, Alice Nzomokonda, a appelé les mouvements encore réticents à rejoindre le processus de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement.
Pour l’organisation continentale, la participation de l’ensemble des groupes armés constitue un élément important de la consolidation de la paix et de la stabilité en Centrafrique. L’UA encourage ainsi les combattants et leurs responsables à abandonner les armes et à s’inscrire dans les mécanismes prévus par le processus de paix.
Des sanctions ciblées brandies comme moyen de pression
Tout en privilégiant le dialogue et l’intégration au processus de paix, l’Union africaine entend également maintenir une pression sur les groupes qui refuseraient de coopérer. Alice Nzomokonda a ainsi averti que les mouvements qui continueraient à s’opposer au DDRR pourraient être visés par des sanctions ciblées, conformément aux mécanismes prévus par l’organisation.
Cette position traduit la volonté de l’UA de distinguer les groupes qui acceptent de participer aux efforts de sortie de crise de ceux qui choisissent de poursuivre leurs activités armées. L’objectif affiché est de favoriser une adhésion plus large au processus et de réduire les facteurs susceptibles de fragiliser les avancées enregistrées sur le terrain.
L’UA lie étroitement paix et développement
Au-delà de la question sécuritaire, la représentante de l’Union africaine a insisté sur la nécessité d’accompagner les efforts de paix par des actions de développement. Pour l’organisation panafricaine, le retour durable à la stabilité ne peut être dissocié de l’amélioration des conditions de vie des populations.
L’UA indique ainsi poursuivre la réalisation de projets à impact rapide destinés à répondre à certains besoins des communautés et à renforcer les acquis du processus de paix. Ces initiatives doivent notamment contribuer à créer un environnement plus favorable à la reconstruction et au développement socio-économique.
Cette approche repose sur un double constat défendu par l’organisation : la paix constitue une condition nécessaire au développement, tandis que le développement durable contribue à consolider la stabilité.
Un nouvel appel à la réconciliation nationale
À travers cette prise de position, l’Union africaine réaffirme son soutien aux autorités centrafricaines dans leurs efforts de stabilisation du pays. Elle entend poursuivre son accompagnement dans les domaines de la paix, de la sécurité et du développement, tout en encourageant les groupes armés encore en retrait à rejoindre les mécanismes de réconciliation.
Le message adressé aux mouvements armés combine ainsi offre de dialogue et menace de sanctions. Pour l’UA, l’adhésion au processus DDRR reste l’une des voies permettant de favoriser la réintégration des anciens combattants et de consolider progressivement la paix en République centrafricaine.