
Ouverte le 14 septembre à Casablanca au Maroc, la table-ronde des investisseurs pour le financement du Programme national de développement (PND 2024-2028) s’est achevée ce lundi 15 septembre. La mobilisation des 7.000 milliards de francs CFA auprès des bailleurs de fonds est prometteuse pour le gouvernement centrafricain, lequel ambitionne d’améliorer les conditions socioéconomiques de la population. Quelques engagements concrets ont été pris par les bailleurs et partenaires financiers de la RCA.
La table ronde des investisseurs, organisée au Maroc, a débouché sur la signature de plusieurs accords visant à soutenir le financement du Plan national de développement (PND) 2024-2028, une stratégie estimée à près de 11,2 milliards d’euros et présentée comme la feuille de route de la reconstruction du pays.
Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, qui a inauguré la rencontre sous le slogan « Ambition 2028 – Terre d’opportunités et de promesses », a insisté sur l’urgence de transformer les richesses du pays en projets concrets. Dans un discours solennel, il a rappelé l’existence de plus de 500 indices miniers, 15 000 hectares de terres cultivables et un capital humain jeune mais sous-employé. « Investir en Centrafrique, c’est s’implanter rapidement dans un marché riche et inexploité », a affirmé le chef de l’État centrafricain, promettant un cadre légal propice et un climat des affaires favorable.
A en croire Apanews, la première journée s’est achevée par la signature d’accords sectoriels entre des ministres du gouvernement centrafricain, des institutions économiques et des entreprises internationales, notamment dans les domaines des communications et des technologies modernes. Ces partenariats traduisent la volonté des bailleurs et investisseurs de s’engager dans des projets structurants identifiés comme prioritaires par Bangui.
Outre les accords signés, la rencontre a réuni un large panel d’acteurs internationaux, parmi lesquels la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), la Banque africaine de développement (BAD), la Commission européenne, le FMI, la Banque mondiale et des agences du système des Nations Unies. Le Maroc, hôte de l’événement, a apporté un soutien politique et institutionnel remarqué, renforçant son rôle de carrefour africain de l’investissement via Casablanca Finance City.
Au total, 543 projets, dont 24 structurants, ont été présentés aux partenaires. Un documentaire et des panels thématiques ont illustré les priorités du PND, qui ambitionne de jeter les bases d’un nouveau contrat social et de réhabiliter les infrastructures essentielles. La signature de ces premiers accords marque une étape concrète, mais aussi un test de crédibilité pour un pays qui cherche à tourner la page de décennies d’instabilité.