RCA : le président Faustin-Archange Touadéra dresse son bilan lors d’un discours sur l’état de nation

Le président de la République a prononcé ce 9 décembre à l’Assemblée nationale à Bangui son discours sur l’état de la Nation. En face des corps constitués de l’Etat et de représentants des missions diplomatiques accréditées dans le pays, Faustin-Archange Touadéra a dressé le bilan des 10 ans passés au pouvoir. Occasion pour le numéro 1 centrafricain de vanter ses réalisations sur les plans sécuritaire, économique et politique. 

 Le chef de l’État a rappelé avoir pris les rênes du pays en 2016 dans un contexte particulièrement difficile. S’il reconnaît que tous les problèmes ne sont pas encore résolus après dix ans à la tête du pays, il souligne néanmoins des avancées significatives, notamment dans le domaine sécuritaire. 

 Faustin Archange Touadéra a consacré une large partie de son discours, long de deux heures et demie, aux enjeux de défense, de paix et de réorganisation de l’armée. Selon lui, le pays a parcouru un long chemin depuis la crise de 2013.

« La situation sécuritaire de notre pays a connu un progrès remarquable. L’effectif des Faca (Forces armées centrafricaines, NDLR) a considérablement progressé pour se situer à 26 000 militaires en 2025, contre environ 6 000 en 2016. Ma vision est de porter cet effectif à 50 000 d’ici à 2040. Dans la mise en œuvre de ce processus global de paix, 10 500 ex-combattants ont été démobilisés. 4 500 armes et 195 000 munitions de guerres ont été récupérées, réduisant ainsi le nombre des engins de morts qui circulaient dans le pays. Onze groupes armés sur les 14 signataires de l’Accord Politique pour la Paix en République Centrafricaine (APPRCA) se sont auto-dissous et soumis au processus DDRR », énumère-t-il.

A en croire RFI, sur le plan diplomatique, il a rappelé que la Centrafrique  entretient des relations « gagnant-gagnant » avec plusieurs États, notamment la France, la Chine, la Russie et le Royaume-Uni, dans des domaines tels que l’économie, l’énergie, la santé, le secteur militaire ou minier. Il a également exprimé son intérêt pour une éventuelle adhésion aux Brics, un groupe de pays émergents composé du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud.

« Notre pays a exprimé son souhait d’intégrer le groupe des Brics  , dans une logique de diversification et de multilatéralisme équitable. Cette orientation illustre la volonté de notre nation de s’inscrire pleinement dans les nouvelles dynamiques géopolitiques aux côtés des puissances émergentes qui défendent un monde plus juste et multipolaire », ajoute le président centrafricain.

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