
Lors de la conférence de presse hebdomadaire du 26 février à Bangui, la porte-parole de la mission onusienne, Florence Marchal, a rappelé que le soutien aux Comités de mise en œuvre préfectorale (CMOP) demeure une priorité stratégique. L’accent est mis sur le rôle central de ces structures dans la protection des civils et la prévention des conflits à l’échelle locale, garantissant ainsi la pérennité de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA).
Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, sa porte-parole, Florence Marchal, est revenue ce jeudi sur la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la situation en République centrafricaine (RCA). Cette réunion, tenue hier à New York, a permis à la Représentante spéciale du Secrétaire général et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, de présenter le rapport du Secrétaire généralcouvrant la période d’octobre 2025 à février 2026.
Dans sa présentation aux 15 membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine et Cheffe de la MINUSCA a abordé cinq points : les élections du 28 décembre 2025, l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, la situation sécuritaire, les priorités de la Mission dans le contexte post-électoral et les mesures de contingence liées aux sévères contraintes de liquidités auxquelles font face les Nations Unies, y compris la MINUSCA, depuis plusieurs mois.
Appui aux élections du 28 décembre 2025
Dès l’entame de son discours, Valentine Rugwabiza est revenue sur les élections du 28 décembre en rappelant que la MINUSCA avait apporté un appui multidimensionnel au processus électoral en exerçant ses bons offices et en fournissant un appui technique, logistique, opérationnel et sécuritaire. Elle a souligné que « les bons offices de la Mission avaient contribué à renforcer l’inclusivité du processus électoral, notamment avec des avancées notables en matière de parité, les femmes représentant plus de 47 % des électeurs et la moitié des candidats aux élections municipales ».
L’appui logistique s’est matérialisé, par exemple, par le déploiement sur le terrain de près de 500 agents de l’Autorité nationale des élections et de plus de 232 tonnes de matériel électoral. Concernant le volet sécuritaire, la MINUSCA a soutenu la rotation et le renforcement de près de 1 300 éléments des Forces de défense et de sécurité centrafricaines, ainsi que la fourniture de kits de première nécessité à plus de 800 militaires dans neuf zones sensibles, conformément au cadre directeur de la politique de diligence voulue des Nations Unies en matière de droits de l’homme.
Selon la Cheffe de la MINUSCA, « cet appui multidimensionnel a contribué à maintenir un environnement opérationnel sécurisé pendant la campagne électorale et le jour du scrutin, y compris dans les zones sensibles » en ajoutant que « ce résultat positif est également le fruit des investissements conjoints consentis ces dernières années par les autorités centrafricaines et la MINUSCA pour étendre l’autorité de l’État et faire progresser la mise en œuvre de l’Accord politique de 2019, y compris au niveau local ».
Rappelant que les scrutins du 28 décembre ont inclus les élections présidentielle, législatives et régionales ainsi que les premières élections municipales organisées depuis 1988, constituant ainsi « la plus grande opération électorale jamais entreprise en République centrafricaine », la Représentante spéciale a déclaré que « le 28 décembre 2025, la République centrafricaine avait franchi une étape importante vers la consolidation du processus de paix et de l’autorité de l’État ».
Source : MINUSCA