
Face à la multiplication de rumeurs faisant état d’un prétendu complot visant à renverser les institutions en place, l’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA) est monté au créneau pour rétablir sa position. Dans une déclaration officielle, le 13 juin dernier, la hiérarchie militaire rejette catégoriquement ces accusations et réaffirme son engagement en faveur de la stabilité du pays, du respect de l’ordre constitutionnel et de la défense des institutions républicaines.
L’état-major dénonce une campagne de désinformation
Depuis plusieurs jours, des informations relayées sur les réseaux sociaux et certains canaux de communication alimentent des spéculations autour d’une supposée tentative de renversement du pouvoir en République centrafricaine. Ces allégations ont rapidement suscité des réactions au sein de l’opinion publique et des milieux politiques.
En réponse, l’état-major des Forces armées centrafricaines a publié un communiqué dans lequel il rejette fermement toute implication dans un quelconque projet de déstabilisation. Les responsables militaires considèrent ces informations comme infondées et estiment qu’elles relèvent davantage d’une entreprise de manipulation que de faits avérés.
Selon l’armée, les accusations portées contre l’institution militaire viseraient à discréditer son action et à porter atteinte à sa crédibilité auprès de la population.
Une réaffirmation de la loyauté envers les institutions
Dans son message, le commandement militaire rappelle que les Forces armées centrafricaines demeurent attachées à leurs missions régaliennes de défense du territoire et de protection des institutions de la République.
L’état-major souligne également son respect du cadre constitutionnel ainsi que sa fidélité aux autorités légalement établies. Cette mise au point intervient dans un contexte où la stabilité politique demeure un enjeu majeur pour un pays qui a connu plusieurs épisodes de crises et de conflits au cours des dernières décennies.
Les responsables militaires insistent sur leur détermination à poursuivre les efforts de professionnalisation et de modernisation des FACA, engagés depuis plusieurs années avec l’appui de partenaires nationaux et internationaux.
Appel au calme et à la responsabilité
Face à la propagation rapide des rumeurs, l’armée invite les citoyens à faire preuve de discernement et à ne pas relayer des informations dont l’authenticité n’est pas établie. Elle met en garde contre les risques que représentent les campagnes de désinformation pour la cohésion nationale et la paix sociale.
Cette position est partagée par plusieurs acteurs de la société civile, qui expriment leur préoccupation face à la circulation de messages susceptibles d’alimenter les tensions. Pour ces organisations, la préservation de la stabilité institutionnelle doit demeurer une priorité absolue dans un pays encore engagé dans un processus de consolidation de la paix.
Une enquête ouverte pour identifier les responsables
Parallèlement à cette mise au point, une procédure judiciaire a été engagée afin de faire la lumière sur l’origine de ces informations. Les autorités compétentes ont été saisies pour identifier les auteurs et les éventuels relais de ce que l’état-major considère comme des actes relevant de la cybercriminalité et de la diffusion de fausses informations.
Les résultats de cette enquête devraient permettre d’établir les responsabilités et, le cas échéant, de poursuivre les personnes impliquées conformément aux dispositions légales en vigueur.
Alors que les spéculations continuent d’alimenter les débats, les autorités militaires et civiles multiplient les appels à la vigilance afin de préserver le climat de stabilité et de confiance nécessaire au développement du pays.