RCA : la transition énergétique s’impose comme un levier stratégique de développement

Longtemps dépendante de la biomasse traditionnelle pour couvrir l’essentiel de ses besoins énergétiques, la République centrafricaine engage un tournant majeur vers un modèle plus durable. Porté par les autorités nationales et présenté à l’Africa Energy Forum, ce virage stratégique repose sur le développement des énergies renouvelables, l’extension des infrastructures électriques et la promotion de solutions énergétiques propres destinées à améliorer les conditions de vie des populations tout en soutenant l’industrialisation du pays.

Une nouvelle vision pour l’avenir énergétique du pays

La République centrafricaine entend profondément transformer son paysage énergétique au cours des prochaines années. Alors que la biomasse représente encore l’écrasante majorité de la consommation énergétique nationale, les autorités ont placé la transition vers des sources d’énergie plus propres et plus diversifiées au rang des priorités nationales.

Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président Faustin-Archange Touadéra et mise en œuvre par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Félix Moloua. L’objectif est de réduire progressivement la dépendance aux énergies traditionnelles tout en créant les conditions d’une croissance économique durable et respectueuse de l’environnement.

Présenté lors de l’Africa Energy Forum, ce programme traduit la volonté du pays de s’inscrire pleinement dans les dynamiques internationales de transition énergétique et de lutte contre le changement climatique.

Miser sur l’hydroélectricité et le solaire pour transformer le mix énergétique

Au cœur de cette stratégie figure un objectif ambitieux : porter la part des énergies renouvelables à près de 90 % de la capacité énergétique installée à l’horizon 2030.

Pour y parvenir, le gouvernement mise sur une combinaison de solutions complémentaires. L’hydroélectricité demeure un pilier central de cette politique grâce à plusieurs projets de barrages destinés à renforcer durablement la production nationale d’électricité.

Dans cette perspective, les autorités multiplient les échanges avec des investisseurs et partenaires internationaux afin de mobiliser les financements nécessaires à la réalisation de nouveaux ouvrages énergétiques. Les projets hydroélectriques de Bac et de Lotemo figurent parmi les infrastructures considérées comme stratégiques pour répondre à la demande croissante en énergie.

Parallèlement, l’énergie solaire connaît une montée en puissance remarquable. La construction de la centrale solaire de Sakaï 2 représente l’un des projets phares du secteur, tandis que l’extension programmée de la centrale de Danzi devrait contribuer à renforcer l’offre énergétique disponible dans la région de Bangui et ses environs.

L’électrification des territoires au cœur de la stratégie

Au-delà des grandes infrastructures de production, les autorités centrafricaines accordent une attention particulière à l’accès à l’électricité dans les zones rurales et enclavées.

Le développement de mini-réseaux électriques constitue l’un des axes majeurs de cette politique. L’ambition affichée est de multiplier ces installations à travers le territoire afin d’offrir une solution adaptée aux localités éloignées du réseau national.

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