RCA : Touadéra veut renforcer le partenariat avec EUCLIDE autour de la formation et de la défense

 En marge de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies à New York, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra s’est entretenu avec Laurent Cleenewerck, président du Conseil de surveillance d’EUCLIDE – Pôle Universitaire. Les échanges ont porté sur l’approfondissement d’un partenariat appelé à s’étendre à la défense, à l’enseignement supérieur, à l’assurance qualité et à la coopération diplomatique.

La coopération entre la République centrafricaine et EUCLIDE – Pôle Universitaire pourrait franchir une nouvelle étape. En marge de sa participation à la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, Faustin-Archange Touadéra a rencontré à New York Laurent Cleenewerck, président du Conseil de surveillance de cette institution universitaire dont le siège est à Bangui.

Les discussions ont porté sur les moyens de consolider un partenariat présenté comme stratégique pour le renforcement des compétences et des capacités institutionnelles centrafricaines. Quatre secteurs ont particulièrement retenu l’attention : la défense, l’enseignement supérieur, l’assurance qualité et la coopération diplomatique.

Un partenariat envisagé dans le domaine de la défense

L’un des principaux axes identifiés concerne le rapprochement entre EUCLIDE et le Centre stratégique interarmées du ministère centrafricain de la Défense.

Cette coopération devrait notamment porter sur le renforcement des capacités et la formation. Elle pourrait s’inspirer d’un modèle de collaboration déjà développé par EUCLIDE avec le Rwanda, selon les éléments communiqués à l’issue de la rencontre.

Pour Bangui, l’enjeu est de disposer de compétences nationales capables de répondre aux besoins croissants des institutions publiques et des structures stratégiques du pays. La formation spécialisée apparaît ainsi comme un instrument de consolidation des capacités nationales.

Relancer les échanges avec l’Université de Bangui

L’enseignement supérieur constitue l’autre volet majeur de cette coopération. Les deux parties souhaitent notamment relancer les relations académiques entre EUCLIDE et l’Université de Bangui.

L’objectif est de renforcer les échanges et de développer de nouvelles initiatives dans le domaine de la formation universitaire. Cette perspective pourrait favoriser davantage de collaborations entre les deux établissements, notamment autour des compétences, de la qualité des enseignements et des programmes académiques.

Cette orientation s’inscrit dans une problématique plus large pour la Centrafrique : renforcer son capital humain afin d’accompagner les besoins de l’administration, du secteur privé et des différents domaines de développement.

L’assurance qualité au cœur de la coopération académique

La question de l’assurance qualité figure également parmi les priorités évoquées lors de l’entretien. Pour les acteurs du secteur de l’enseignement supérieur, la qualité des formations et la reconnaissance des compétences constituent des enjeux déterminants dans un contexte de mobilité accrue des étudiants et des professionnels.

Le partenariat envisagé entre EUCLIDE et les institutions universitaires centrafricaines doit ainsi contribuer à consolider les standards académiques et à renforcer la crédibilité des formations dispensées.

À travers cette approche, la formation n’est plus seulement considérée comme un moyen d’accroître le nombre de diplômés, mais également comme un levier pour améliorer la qualité des compétences disponibles dans le pays.

La formation comme levier de développement

Au cours de l’entretien, Faustin-Archange Touadéra a réaffirmé l’importance qu’il accorde à la formation, à l’excellence académique et à la qualité de l’enseignement supérieur. Ces domaines sont présentés par Bangui comme des éléments essentiels pour renforcer les capacités nationales et accompagner le développement du pays.

La coopération avec EUCLIDE pourrait donc s’inscrire dans une stratégie plus large visant à rapprocher les institutions de formation des besoins concrets de l’État et de l’économie centrafricaine.

En élargissant le partenariat à la défense, à l’université, à l’assurance qualité et à la coopération diplomatique, Bangui et EUCLIDE cherchent ainsi à établir plusieurs passerelles entre formation, expertise et renforcement institutionnel.

La rencontre de New York constitue, dans cette perspective, une nouvelle étape dans une coopération dont les prochaines concrétisations devraient dépendre de la mise en œuvre des différents axes identifiés par les deux parties.

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