Robotique : cinq jeunes Centrafricaines font rayonner leur pays sur la scène internationale

De la conception d’un robot à une reconnaissance au sein de leurs établissements scolaires, cinq jeunes Centrafricaines reviennent d’une aventure scientifique marquante en Corée du Sud. Engagées dans la compétition internationale First Global, elles ont permis à leur équipe de se hisser à la deuxième place africaine et au 35e rang mondial. À travers une tournée de sensibilisation dans plusieurs écoles, ces jeunes passionnées entendent désormais transmettre leur expérience et encourager d’autres filles à embrasser les filières scientifiques et technologiques.

La jeunesse féminine centrafricaine se distingue dans le domaine de l’innovation technologique. Cinq élèves, sélectionnées à l’issue d’un concours national de robotique, ont représenté la République centrafricaine à First Global, une compétition internationale organisée en Corée du Sud. À leur retour, ces participantes ont été mises à l’honneur par la start-up First Beafrica, à l’origine de cette initiative, lors d’une rencontre organisée le mercredi 15 octobre avec des élèves de plusieurs établissements scolaires.

Cette participation est l’aboutissement d’un processus de sélection qui a mobilisé 30 candidats. Organisé par First Beafrica en partenariat avec l’école Galaxy, le concours national a permis de retenir cinq jeunes filles : quatre élèves de niveau baccalauréat et une collégienne en classe de troisième. Leur mission consistait à concevoir un robot capable de répondre aux exigences de la compétition et à défendre les couleurs de leur pays face à des équipes venues de différents horizons.

Au terme de cette confrontation internationale, l’équipe centrafricaine s’est classée deuxième en Afrique et 35e au niveau mondial. Un résultat qui témoigne de l’engagement de ces élèves et de leur capacité à prendre part à des projets scientifiques exigeant créativité, réflexion et collaboration.

Transmettre l’expérience pour susciter des vocations

L’expérience acquise en Corée du Sud ne s’est pas limitée aux performances réalisées pendant la compétition. Les cinq participantes ont entrepris une tournée dans plusieurs établissements scolaires privés afin de partager leur parcours avec d’autres jeunes. Cette démarche vise à rapprocher les élèves des sciences et des nouvelles technologies, tout en leur montrant que les filles ont pleinement leur place dans les domaines de l’innovation.

Au cours de ces échanges, les participantes ont notamment mis en avant les connaissances et les compétences développées durant la préparation et le déroulement de la compétition. Leurs témoignages ont également servi à encourager leurs camarades à s’intéresser davantage à la robotique, à expérimenter de nouvelles idées et à croire en leurs capacités.

À l’Institut international Shoghi, la rencontre a pris une dimension particulière avec la mise à l’honneur d’Eden Namkpea, élève en classe de troisième. Sa participation à cette aventure scientifique a suscité la satisfaction des responsables de son établissement, qui y voient une illustration des possibilités offertes aux jeunes apprenants lorsqu’ils bénéficient d’un cadre favorable à leur épanouissement intellectuel.

Prenant la parole, la jeune participante a exprimé sa gratitude envers son établissement et évoqué les acquis de cette expérience internationale. Elle entend notamment valoriser les connaissances acquises en les partageant avec ses camarades, afin que cette aventure puisse également profiter à d’autres élèves.

Un encouragement à investir dans les sciences

Présent à cette rencontre, Didas Sabom, président fondateur de l’Institut international Shoghi, a salué le parcours des participantes, avec une attention particulière pour son élève de troisième. Il a souligné que cette performance constituait, à ses yeux, un motif de satisfaction pour l’établissement et mettait en lumière les capacités de la jeune fille.

« Je suis émerveillé de ce parcours, singulièrement de notre enfant de troisième. Ce parcours reflète sa capacité intellectuelle et la qualité de notre enseignement au sein de notre établissement scolaire », a-t-il déclaré.

Le responsable a par ailleurs invité les jeunes filles à s’orienter davantage vers les disciplines scientifiques. Selon lui, l’intérêt porté à ces domaines représente un levier important pour former les futurs ingénieurs, développer les compétences techniques et renforcer les connaissances nécessaires au progrès scientifique.

Au-delà du classement obtenu lors de First Global, la participation de ces cinq élèves ouvre ainsi une fenêtre sur le potentiel de la jeunesse féminine centrafricaine dans un secteur où la maîtrise des sciences et des technologies occupe une place croissante. Leur parcours souligne également l’intérêt des initiatives qui permettent aux jeunes de passer de l’apprentissage théorique à la pratique, à travers des projets concrets et des rencontres internationales.

En allant à la rencontre d’autres élèves, ces jeunes ambassadrices de la robotique prolongent leur engagement au-delà de la compétition. Leur objectif est de faire naître de nouvelles curiosités, de briser les hésitations qui peuvent éloigner les filles des filières scientifiques et de montrer que l’innovation commence aussi sur les bancs de l’école. Un message qui prend tout son sens dans un contexte où l’accompagnement des talents et l’accès aux opportunités de formation constituent des enjeux essentiels pour préparer les compétences de demain.

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