En République centrafricaine, les proches du président Faustin Archange Touadéra préparent le terrain pour un nouveau mandat. Lors d’une conférence-débat organisée le samedi 17 mai à Bangui Sani Yalo, le ministre d’État a défendu le bilan du chef de l’État centrafricain à la tête du pays entre 2016 et 2025.
Les appels à la candidature du président centrafricain pour la présidentielle prévue au mois de décembre 2025 se multiplient. Derrière ces initiatives, des intimes et des lieutenants du chef de l’État qui forment une redoutable équipe de précampagne électorale. Sani Yalo, l’un des proches du président, est déjà à pied d’œuvre. II était au cœur d’une conférence débat organisée le 17 mai dans la capitale centrafricaine.
A en croire rca.news-pravda, l’événement médiatique, mis en place par la Coordination Générale des Associations et Comités de Soutien au Président Touadéra en partenariat avec la Coordination Nationale du Mouvement Soutenons Faustin Archange Touadéra (MS-FAT), visait à présenter les avancées réalisées par le leader du Mouvement Cœurs Unis, tout en soulignant les défis restant à relever.
D’après Sani Yalo, le richissime homme d’affaires et Ministre, initiateur de cette conférence, le président Touadéra a pris les rênes du pays dans un contexte de crise. Depuis sa prise de fonction le 1er avril 2016, il s’est fixé des objectifs dans des domaines clés tels que l’éducation, la sécurité, l’économie ou encore la santé. Ce bilan, selon lui, justifie pleinement une nouvelle candidature à la prochaine élection présidentielle.
Il a déclaré : « le but recherché est de faire comprendre et vulgariser les réalisations du président de la République à travers les actions concrètes qu’il a menées, afin que la population centrafricaine en prenne conscience. Beaucoup de nos compatriotes ignorent encore ces efforts, ou sont mal informés. Je veux leur restituer les faits, ce que le président a accompli de 2016 à 2025. Le bilan ne peut qu’être positif. Même le plus humble des Centrafricains en est témoin. Nous vivons ces avancées au quotidien. »
Sur le plan sécuritaire, selon les organisateurs, les Forces armées centrafricaines (FACA) ont connu un renforcement significatif : de 7 000 soldats en 2016, les effectifs sont passés à 23 000 aujourd’hui, avec 16 000 nouvelles recrues formées et redéployées sur l’ensemble du territoire. Plus de 2 884 policiers ont également été formés, faisant passer les effectifs de 1 474 en 2014 à 4 308 en 2024. En ce qui concerne la gendarmerie, 2 100 gendarmes ont été recrutés, portant les effectifs de 2 500 à 4 600. Ces progrès ont été rendus possibles grâce à la coopération avec la Russie, le Rwanda, l’EUTM (Mission de formation de l’UE) et la MINUSCA.
Sur le plan économique, selon le MS-FAT, le pays avait subi une chute brutale de son PIB de 36 % en 2013, avant l’arrivée au pouvoir de Touadéra. Le centre commercial de PK5, qui regroupe quatre marchés dans le 3e arrondissement de Bangui, ne générait plus de recettes à cause de la crise. Cette paralysie a provoqué une flambée des prix des denrées alimentaires et produits de première nécessité. Cette situation a été exacerbée par l’embargo sur les ressources naturelles et les arriérés de salaires hérités des régimes Kolingba, Patassé et Djotodia.