Santé : face aux rumeurs concernant le président Touadéra, le gouvernement rassure

Faustin Archange Touadéra

Pendant que des informations alarmistes faisant état d’un transfert en urgence vers Bruxelles de Faustin-Archange Touadéra à la suite d’un malaise circulent depuis samedi 21 juin à Bangui, les autorités centrafricaines ont décidé de prendre la parole pour rassurer et démentir de fausses « spéculations », lundi 23 juin.

Face aux rumeurs inquiétantes et aux informations évoquant depuis quelques jours un départ précipité du chef de l’État en Belgique  pour raisons médicales, les autorités centrafricaines   ont décidé de communiquer, lundi 23 juin, afin de rassurer. Selon elles en effet, pas de quoi s’alarmer : tout était prévu assurent-elles, Faustin Archange Touadéra  n’a fait qu’anticiper son départ à Bruxelles et profiter d’un déplacement déjà programmé pour effectuer un simple contrôle médical.

« Je tiens tout de suite à vous rassurer : le président de la République est parti pour faire un plaidoyer pour que l’Union européenne soutienne le Gavi [l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation dont un sommet est prévu mercredi 25 juin à Bruxelles, NDLR] », a ainsi affirmé le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, avant d’ajouter : « [Faustin-Archange Touadéra] est parti un peu [plus] tôt parce qu'[il] est aussi un [être] humain : il est parti faire ce qu’on appelle un « check-up » – autrement dit quelques examens de routine -, ce qui est normal pour [tout un chacun] à un moment donné. […] Il y a eu beaucoup de spéculations sur l’état de santé du président disant qu’il était gravement malade, ce qui est faux : je l’ai eu au téléphone et je vous rassure qu’il n’y a pas de soucis ».

Cette prise de parole a eu le don de rassurer tout le monde. Alors que certains continuent à voir dans cet événement la preuve du délabrement du système de santé centrafricain, l’opposant Martin Ziguélé appelle quant à lui à la transparence en ce qui concerne la santé du chef de l’État, la question relevant, selon lui, de l’intérêt national.

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Pour ses partisans, M. Touadéra est néanmoins considéré comme « le bâtisseur de la paix ». Ils lui sont reconnaissants d’avoir restauré la sécurité sur une importante partie du territoire et d’avoir conclu en 2019 à Khartoum un accord avec quatorze groupes armés impliqués dans la crise politico-militaire qui avait éclaté en 2013.

Malgré une amélioration de la situation sécuritaire dans les différentes villes du pays, les actions de guérilla dans les campagnes se poursuivent depuis 2020. L’ONU et des ONG accusent régulièrement rebelles, militaires et mercenaires russes de commettre des crimes contre les civils, un fléau que la force de maintien de la paix des Nations unies (Minusca) n’a pas enrayé.

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