Bangui accueillera la deuxième édition du Forum des investissements et des partenariats en novembre 2026

Après une première édition jugée encourageante, le Forum des investissements et des partenariats (FIP) revient à Bangui les 20 et 21 novembre 2026 avec l’ambition de renforcer l’attractivité économique de la République centrafricaine. Placé sous le haut patronage du président Faustin Archange Touadéra, l’événement entend réunir investisseurs, institutions financières, entreprises et pouvoirs publics autour des nouveaux leviers de financement du développement.

Une plateforme dédiée à l’investissement et au dialogue économique

La capitale centrafricaine accueillera, les 20 et 21 novembre prochains, la deuxième édition du Forum des investissements et des partenariats (FIP). L’annonce a été faite par le commissaire général de l’événement, Ange Maxime Kazagui, lors d’une conférence de presse organisée le 31 juillet.

Conçu comme un espace de rencontres entre les secteurs public et privé, le forum a pour vocation de stimuler les investissements, de favoriser la conclusion de partenariats stratégiques et de mettre en relation les différents acteurs du développement économique. L’objectif est également de promouvoir les opportunités qu’offre la République centrafricaine dans plusieurs secteurs clés.

Une organisation renforcée pour une édition plus ambitieuse

Pour cette nouvelle édition, les organisateurs annoncent plusieurs innovations, à commencer par un renforcement du dispositif d’organisation. Le cabinet CAIB accompagnera le forum sur les aspects organisationnels, tandis que la société SCI Capital interviendra en qualité de partenaire technique.

Cette collaboration vise notamment à consolider le dialogue entre les pouvoirs publics et le secteur privé, considéré comme un levier essentiel pour améliorer le climat des affaires et attirer davantage de capitaux.

Selon Ange Maxime Kazagui, cette montée en puissance de l’équipe organisatrice répond à la volonté de proposer un rendez-vous d’une plus grande envergure, avec des échanges plus ciblés et des solutions adaptées aux défis économiques actuels.

Repenser le financement du développement

Le thème retenu pour cette deuxième édition, « Financer le développement de l’Afrique et de la République centrafricaine dans un contexte de raréfaction des financements internationaux traditionnels », traduit les préoccupations du moment.

Les débats porteront sur la nécessité de diversifier les sources de financement, de développer des mécanismes innovants de mobilisation des capitaux et de renforcer les capacités locales à structurer des projets attractifs pour les investisseurs. Les participants réfléchiront également aux moyens de mieux valoriser les ressources naturelles, d’accélérer l’industrialisation, de développer un écosystème financier performant et d’améliorer la bancabilité des projets.

Des secteurs stratégiques au cœur des échanges

Le programme du forum accordera une place importante aux investissements privés et au financement des petites et moyennes entreprises, considérées comme un moteur de croissance et de création d’emplois.

Les travaux aborderont également plusieurs secteurs prioritaires, notamment l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, la transformation industrielle, l’économie numérique, l’innovation et les partenariats public-privé. Une attention particulière sera portée à la préparation de projets bancables, capables de répondre aux exigences des bailleurs de fonds et des investisseurs internationaux.

Transformer les échanges en engagements concrets

Au-delà des débats, les organisateurs souhaitent faire du FIP un véritable catalyseur d’investissements. Le cabinet Carat Investissements, associé à l’organisation de l’événement, espère que les rencontres déboucheront sur la signature d’accords de partenariat, de protocoles d’entente et sur la mobilisation de nouveaux financements en faveur de projets structurants.

Cette approche vise à donner une dimension concrète au forum en favorisant le passage des intentions d’investissement à la réalisation effective de projets.

Lancée en 2025 à l’initiative d’Ange Maxime Kazagui, alors ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, cette plateforme économique entend s’inscrire durablement dans l’agenda des grands rendez-vous d’affaires de la sous-région.

La première édition avait réuni plus de 400 participants issus des secteurs public et privé et permis de nombreuses rencontres d’affaires. Elle avait également abouti à l’élaboration d’un rapport formulant plusieurs recommandations destinées à renforcer le développement du secteur privé en République centrafricaine.

Pour cette deuxième édition, les organisateurs ambitionnent de franchir une nouvelle étape en attirant un plus grand nombre d’investisseurs, d’institutions financières, d’entreprises et de décideurs publics, avec l’objectif de renforcer l’attractivité économique du pays et de soutenir une croissance portée par l’investissement privé.

 

 

 

 

Cameroun : la SNH comptabilise un risque de plus de 10 milliards de FCFA sur son projet d’acquisition de parts dans Cotco

Chapeau

La Société nationale des hydrocarbures (SNH) enregistre dans ses comptes 2025 les premières conséquences financières du blocage de son projet d’acquisition de 10 % du capital de la Cameroon Oil Transportation Company (Cotco). Près de trois ans après la signature de l’accord avec Savannah Midstream Investment Limited (SMIL), l’opération n’est toujours pas finalisée, conduisant l’entreprise publique à déprécier une partie des fonds déjà engagés.

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