
Depuis le 1ᵉʳ juillet, les autorités centrafricaines appliquent une nouvelle réglementation encadrant le transport des bovins de boucherie et de la viande de bœuf. Cette mesure, portée par le ministère du Commerce, vise à améliorer les conditions d’acheminement des produits carnés, à protéger la santé publique et à renforcer le respect des normes d’hygiène au sein de la filière.
Le gouvernement centrafricain franchit une nouvelle étape dans l’assainissement de la filière viande. À compter du 1ᵉʳ juillet, le transport des bovins destinés à l’abattage ainsi que celui de la viande de bœuf est strictement réservé à des véhicules conformes aux exigences sanitaires et dûment autorisés par les autorités compétentes. Les moyens de transport inadaptés ou ne répondant pas aux normes en vigueur sont désormais proscrits.
À travers cette décision, le ministère du Commerce entend renforcer la sécurité alimentaire et réduire les risques de contamination liés à de mauvaises conditions de transport. L’objectif est également d’améliorer la qualité des produits mis à la disposition des consommateurs tout en professionnalisant davantage les activités de la filière bovine.
Afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette nouvelle réglementation, une réunion d’information et d’échanges s’est tenue le 1ᵉʳ juillet dans les locaux de la Société d’État de Gestion des Abattoirs (SEGA). Cette rencontre a réuni les responsables de la filière, les transporteurs, les bouchers ainsi que plusieurs acteurs impliqués dans la commercialisation de la viande.
Les échanges ont permis aux autorités d’expliquer les motivations de cette réforme, de rappeler les exigences réglementaires et de sensibiliser les professionnels aux enjeux sanitaires liés au transport des denrées alimentaires. Les participants ont également été informés des responsabilités qui leur incombent dans le respect des nouvelles dispositions.
Du côté des bouchers, cette réforme suscite des réactions diverses. Si plusieurs professionnels reconnaissent la nécessité d’améliorer les conditions d’hygiène afin de préserver la santé des consommateurs et de valoriser la qualité de la viande commercialisée, certains expriment des préoccupations quant aux coûts supplémentaires qu’impliquera l’utilisation de véhicules adaptés. Ils appellent notamment les pouvoirs publics à accompagner les opérateurs dans cette phase de transition afin de faciliter l’application effective des nouvelles règles.
À travers cette réglementation, les autorités centrafricaines affichent leur volonté de moderniser la chaîne d’approvisionnement en produits carnés, de renforcer les contrôles sanitaires et d’instaurer des pratiques conformes aux standards de sécurité alimentaire. Cette réforme s’inscrit dans une démarche plus large visant à protéger les consommateurs tout en améliorant l’organisation et la compétitivité du secteur de l’élevage et de la boucherie en République centrafricaine.