
La ville de Boali, située à une centaine de kilomètres de Bangui, est devenue le point de convergence de la jeunesse chrétienne africaine à l’occasion du premier Forum international de la Jeunesse évangélique africaine (JEA). Placée sous le haut patronage du président de la République, le Professeur Faustin-Archange Touadéra, cette rencontre réunit plusieurs délégations venues du continent autour de la revitalisation du mouvement et de la promotion des valeurs de leadership, de citoyenneté et de solidarité auprès des jeunes générations.
La République centrafricaine accueille un rendez-vous inédit consacré à la jeunesse chrétienne du continent. Organisé à Boali, le premier Forum international des membres du Comité de la Jeunesse évangélique africaine (JEA) rassemble, du 26 au 28 juin 2026, des responsables et représentants de plusieurs pays africains autour d’une réflexion sur l’avenir de cette organisation historique.
Placée sous le thème « Le rôle des membres du Comité dans le processus de revalorisation de la JEA au XXIe siècle », cette rencontre ambitionne de définir de nouvelles orientations pour redynamiser le mouvement et renforcer son rôle dans l’encadrement de la jeunesse africaine.
Une mobilisation régionale autour de la jeunesse
Des délégations venues notamment du Cameroun, du Tchad et de la République centrafricaine prennent part à ces travaux, qui visent à favoriser les échanges d’expériences et à bâtir une vision commune face aux nombreux défis auxquels sont confrontés les jeunes du continent.
L’ouverture officielle du forum a réuni plusieurs hautes personnalités centrafricaines, parmi lesquelles le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, le Premier ministre Félix Moloua, des membres du gouvernement, des représentants des institutions de la République ainsi que des autorités administratives, civiles et militaires.
La cérémonie a débuté par la levée des couleurs des différents pays participants, suivie de la présentation des délégations et du mot de bienvenue des autorités locales, marquant le caractère panafricain de cette première édition.

Une reconnaissance symbolique pour le président Touadéra
L’un des moments forts de cette cérémonie a été la distinction décernée au président Faustin-Archange Touadéra. Ancien membre de la Jeunesse évangélique africaine, le chef de l’État a reçu un certificat d’honneur ainsi qu’une reconnaissance officielle du Comité international de la JEA, en hommage à son parcours et à son engagement.
Prenant la parole, les responsables du mouvement ont salué l’implication du président centrafricain et sa présence à cette rencontre, estimant qu’elle constitue un encouragement pour la jeunesse africaine et un signal fort en faveur du renouveau de l’organisation.
Ils ont rappelé que cette initiative marque une étape importante dans la relance de la JEA après plusieurs décennies marquées par des difficultés de fonctionnement et les conséquences des crises qui ont affecté le mouvement depuis la fin des années 1970.
Revitaliser un mouvement historique
Dans son allocution, le président Touadéra a exprimé sa gratitude pour cette distinction, tout en soulignant l’importance de la Jeunesse évangélique africaine dans la formation de nombreuses générations de jeunes sur le continent.
Il a rappelé que la JEA, créée en 1961 à Moundou, au Tchad, a longtemps constitué un cadre privilégié de formation spirituelle, morale et civique, contribuant à l’émergence de responsables engagés au service de leurs communautés et de leurs pays.
Le chef de l’État a également évoqué les profondes mutations auxquelles la jeunesse africaine est aujourd’hui confrontée. Mondialisation, révolution numérique, transformation des modèles sociaux, montée des défis économiques et crise des repères figurent parmi les enjeux qui, selon lui, imposent une adaptation du mouvement aux réalités du XXIe siècle.
Former une jeunesse porteuse de valeurs
Pour les participants, ce forum représente une opportunité de réfléchir au rôle que peuvent jouer les organisations de jeunesse dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale, du dialogue interculturel, de la responsabilité citoyenne et du développement durable.
Les travaux doivent permettre d’élaborer une feuille de route destinée à renforcer les structures nationales de la JEA, à favoriser une meilleure implication des jeunes dans la vie publique et à adapter les méthodes d’encadrement aux attentes des nouvelles générations.
En accueillant cette première rencontre internationale, la République centrafricaine confirme sa volonté de soutenir les initiatives favorisant l’éducation civique, le leadership des jeunes et le renforcement des valeurs de solidarité à l’échelle africaine.
Les travaux du Forum international de la Jeunesse évangélique africaine se poursuivront jusqu’au 28 juin 2026, avec plusieurs ateliers, échanges d’expériences et recommandations qui devraient contribuer à définir les nouvelles orientations de cette organisation pour les années à venir.