
À Bangui, le Haut conseil de la communication a réuni professionnels des médias et acteurs institutionnels autour d’une session consacrée à l’évaluation du traitement médiatique des scrutins de décembre 2025 et d’avril 2026. L’objectif : tirer les leçons des précédentes élections et renforcer le rôle des médias dans la préservation d’un climat électoral apaisé.
Le Haut conseil de la communication (HCC) de République centrafricaine a organisé, le 15 mai à Bangui, une rencontre de réflexion et de renforcement des capacités autour de la couverture médiatique des élections récentes. Cette initiative visait à analyser le travail effectué par les médias lors des scrutins de décembre 2025 et d’avril 2026, tout en identifiant les défis rencontrés dans le traitement de l’information électorale.
La session a rassemblé des responsables de médias publics et privés, des journalistes, des représentants d’institutions ainsi que plusieurs acteurs impliqués dans le processus électoral. Les discussions ont principalement porté sur les mécanismes de régulation, le suivi du contenu médiatique et les bonnes pratiques à adopter pendant les périodes électorales.
Pour le HCC, les médias jouent un rôle essentiel dans la consolidation de la démocratie et la préservation de la stabilité sociale, particulièrement dans un contexte électoral souvent marqué par les tensions politiques et les risques de désinformation.
Au cours des échanges, les participants ont évoqué la nécessité de promouvoir une information équilibrée, professionnelle et respectueuse de l’éthique journalistique. La question du traitement équitable des candidats, de la vérification des informations diffusées et de la responsabilité des médias dans la prévention des discours de haine a également occupé une place importante dans les débats.
Les responsables du HCC ont insisté sur l’importance du monitoring des contenus diffusés pendant les campagnes électorales. Selon eux, ce mécanisme permet non seulement de garantir le respect des règles établies, mais aussi de prévenir les dérives susceptibles d’alimenter les tensions au sein de la population.
Vice-présidente du Haut conseil de la communication, Nellie France Yapande a rappelé que les médias demeurent des acteurs incontournables dans le bon déroulement des processus électoraux. Elle a souligné la nécessité de renforcer les capacités des professionnels de l’information afin de favoriser une couverture responsable et apaisée des événements politiques.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large des autorités de renforcer le cadre de régulation des médias en République centrafricaine, à l’approche de nouvelles échéances politiques. Dans un pays encore confronté à des défis sécuritaires et institutionnels, les autorités estiment que la qualité de l’information diffusée au public constitue un enjeu majeur pour la stabilité nationale.
À travers cette rencontre, le HCC entend également encourager un dialogue permanent entre régulateurs et professionnels des médias, afin d’améliorer les pratiques journalistiques et de consolider la confiance du public envers les organes de presse.